1. Microscope


    datte: 11/10/2017, Catégories: fh, inconnu, parking, Voyeur / Exhib / Nudisme, Oral, pénétratio, confession, voiture, Auteur: Unmotbleu, Source: Revebebe

    118 étages de style international, un lieu, rien de plus. Comme pourrait-elle habiter ce volume d’air sans aucune identité. Dire que des milliers d’individus ont occupé cette chambre d’hôtel, ce lit, ont caressé l’écran TV du regard, se sont penchés, ont ouvert puis refermé les tiroirs, pour vérifier : silence, anonymat. Impossible de ne pas tenter de s’agripper aux choses pour s’empêcher de sombrer. C’est naturel d’avoir besoin d’un vrai contact, mais ici, cela est vain, rien n’adhère. Mais son cœur bat. Elle dirait même que sa poitrine est près d’exploser, que son corps entier s’effondre sur lui-même. Elle plane au-dessus de la ville, mais sait que quelque chose de tangible l’attend, dans les tréfonds. Elle va descendre, s’enfoncer, sombrer. Tout est programmé. Comme échapper à la mécanique aujourd’hui. Les règles fonctionnelles sont absolues et implacables. Les machines commandent intégralement les existences. Elles jouent la comédie, semblant se contenter de nous accompagner avec politesse et discrétion, elles commandent et organisent. Éteindre la lumière, verrouiller la porte, appeler l’ascenseur, musique d’ambiance, plonger Elle l’a trouvé sur le net. Une coïncidence des désirs, un point commun et la possibilité d’une rencontre, un scénario. C’est justement la raison pour laquelle il lui semble habiter un rôle, et qu’elle peut se regarder agir comme au ralenti, en apesanteur, malgré que son corps batte la mesure et que son ventre vibre lui aussi. Il faut se préparer. ... Elle voit devant elle ses vêtements soigneusement ordonnés, par ordre d’apparition, par couche, des peaux. Ça l’excite de penser que ce qui va dans un sens, va se rejouer dans l’autre, peut-être dans le même ordre, simplement, mais rien n’est moins sûr dans la violence du sexe. C’est en effet le but du jeu. L’abandon total. Le chaos. Elle regarde son corps nu dans le reflet de l’écran de télévision. La légère courbure du verre lui donne une silhouette étrange et magique. Sa peau est très pâle et brille dans la nuit. Elle passe la main sur son ventre, puis son sexe. C’est doux et chaud, vivant. Elle sourit. Mais il est temps, elle doit aller au-devant de son désir, aller le chercher, l’arracher à la banalité du monde. Elle enfile ses sous-vêtements. Même si la sophistication des dessous la rend parfois mal à l’aise, dans ce cas, elle a opté pour le contraste. Elle sera comme éthérée par le soyeux des matières, par les dentelles et les transparences. Le contact des matières sur sa peau, et surtout cette fragilité et cette finesse, toutes ces sensations envahissent son ventre, prennent leurs aises, occupent le terrain. Puis vient la robe, croisée sur ses hanches, ouverte entre ses seins, fluide et invisible, malgré son noir intense. Enfin les chaussures, une colonne d’air entre elle et le sol. Ainsi achevée, même un trait d’Alex Varenne n’aurait pu en retranscrire la beauté vénéneuse. Le parfum sur le haut de son cou, pour les morsures. Les cheveux, attachés, elle veut qu’il ...
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