1. Suis-je une salope ? (7)


    datte: 07/11/2017, Catégories: Hétéro, Auteur: Lesborder, Source: Xstory

    Le lundi suivant, j'arrivai au boulot à 7 heures tapantes, comme d'habitude, et cette fois je n'avais pas de café qui m'attendait sur mon bureau, mais un thé. Enfin, il avait fini par accéder à ma demande. J'avais changé mon style vestimentaire pour ce jour-là, en optant pour une superbe jupe arrivant un peu plus haut que les genoux – il fallait tout de même que ça reste correct – avec un chemisier, des collants et des escarpins, sans oublier des petites lunettes de soleil pour me donner un style cool et branché. Je déposai ma veste sur le dossier de ma chaise et allai directement avec mon thé toquer au bureau de mon patron. — Oui, entrez. — Coucou ! dis-je, souriante, en passant la tête dans l'ouverture. Ça va ? — Oui, et toi ? Eeeh, jolie tenue ! me complimenta-t-il en me voyant. — Merci beaucoup, souriai-je. C'est vrai, ça te plaît ? lui demandai-je en tournant sur moi-même. — Tu es vraiment superbe ! m'assura-t-il. Ton week-end s'est bien passé ? — Bof, dis-je en haussant les épaules, il avait bien commencé parce que je t'ai croisé et qu'il y a eu ce qui s'est passé dans la cabine d'essayage, mais ça a tourné au fiasco à partir du moment où je t'ai quitté. — Merde, qu'est ce qui s'est passé ? J'espère que c'est pas trop grave... s'inquiéta-t-il. — Eh bien, mon obligation, c’était mon fiancé qui m'a appelée en urgence. Quand je suis arrivée, on a discuté cinq minutes et il a décidé de rompre parce qu'il a trouvé quelqu'un d'autre. En un mot, je suis passée en l'espace de ... dix minutes du statut de fiancée à celui de célibataire, expliquai-je tranquillement en levant les yeux. Il se leva de son bureau, s'avança vers moi et m'enlaça tendrement. — Navré. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? me demanda t il en me caressant tendrement les cheveux. Je l'enlaçai à mon tour. Quand j'étais dans ses bras, je me sentais bien, tout simplement. Je savais que rien ne pouvait m'arriver. Mon cœur battait à tout rompre. C'est de ça dont j'avais le plus besoin : de tendresse. Et lui me comblait parfaitement. Quand on était rien que tous les deux, je sentais que j'étais unique pour lui, à sa façon de me parler, de me regarder, de me toucher. Même ses baisers étaient tendres. Est-ce que j'étais amoureuse de lui, ce qui me permettait de ne pas trop souffrir de ma rupture avec Denis ? — Je te remercie, dis-je en renforçant mon étreinte et en posant ma tête sur son épaule. Je ne suis pas aussi triste que je l'avais imaginé, parce que je me rends compte que c'est beaucoup mieux comme ça, de toute façon. On ne se voyait plus, on ne faisait rien ensemble ; quand il venait chez moi ou l'inverse, c'était engueulade sur engueulade. Enfin, bon, je te passe les détails. — Écoute, tu vas sûrement me trouver culotté, mais s’il te faut quoi que ce soit, je suis là. OK ? — C'est de toi dont j'ai besoin, dis-je simplement. Notre étreinte se relâcha, nos regards se croisèrent et ses mains chaudes se posèrent sur mes joues. Le temps avait comme arrêté sa course. Nous ...
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