1. Nicolas rencontre Jean


    datte: 07/11/2017, Catégories: hh, hhh, hbi, hplusag, hagé, jeunes, profélève, Oral, hsodo, jeu, init, Auteur: Hamon,

    long voyage. Désormais, Nicolas ne pouvait plus reculer. Tout au long de notre trajet vers le quartier de Jean, j’avais eu peur qu’il ne changeât d’avis ; mais dès le moment où la sonnette retentit, le sort était jeté. Jean ouvrit la porte et nous accueillit, enjôlant, plus séducteur que jamais. Dans toute sa splendeur et avec une mise en scène sans surprise ; il était vêtu d’un peignoir de soie bleue, parsemé de motifs abstraits, qui laissait voir le haut de sa poitrine ; il était chaussé de mules rouges. J’observais Nicolas du coin de l’œil, et constatai avec plaisir qu’il semblait perdre pied : le peignoir, les mules, le luxe de l’appartement, le côté sophistiqué mais aussi animal de Jean paraissaient le troubler. Tout en nous débarrassant de nos manteaux et nous montrant le chemin, Jean, quant à lui, parlait beaucoup ; du temps, de son appartement, de l’histoire des objets du salon. Il nous fit enfin asseoir sur le grand canapé. Sans nous demander, il nous servit un whisky généreux et vint s’asseoir avec nous, Nicolas se retrouvant entre Jean et moi. Pendant quelques minutes, Jean questionna Nicolas sur ses recherches ; celui-ci répondait poliment, encore un peu intimidé. — Vous savez, cher Nicolas ; il m’a beaucoup parlé de vous, dit-il en me désignant de la main. Vous êtes non seulement un étudiant plein d’avenir, mais vous semblez avoir aussi de nombreuses autres qualités. Et j’ajoutai, m’adressant à Nicolas : — Fais attention, Nicolas : Jean est un séducteur. De ...
    plus, il était très impatient de te rencontrer, au point que c’en était une obsession.— Ah, ne tenez pas compte de ce qu’il dit ; à mon âge, la jeunesse est toujours troublante, répondit Jean en posant une main amicale et bienveillante sur la cuisse droite de Nicolas. Vous savez, la jeunesse est pour moi une cure de jouvence Pendant que Jean parlait, tout en sirotant mon whisky j’observais attentivement la scène, et l’on pouvait sentir dans l’air la tension qui montait. Nicolas était assis entre nous, silencieux, ou acquiesçant par des monosyllabes à nos paroles ; il buvait son verre par petites gorgées, en le tenant des deux mains. Il ne semblait pas surpris ou gêné par la main que Jean posait régulièrement sur sa cuisse pour insister sur ce qu’il disait. Jean, quant à lui, était comme un prédateur qui guettait sa proie. En s’asseyant, son peignoir s’était entrouvert sur sa poitrine, et Nicolas pouvait voir en se tournant vers lui qu’il était beaucoup plus poilu que moi. D’où j’étais, je pouvais voir aussi, à travers les plis et les volumes du peignoir, que Jean avait un début d’érection. — Où en étais-je, reprit Jean ; ah oui ! Cure de jouvence. Savez-vous, cher Nicolas (il reposa sa main sur la cuisse du jeune homme, cette fois-ci légèrement plus haut), savez-vous que dans quelques milieux que je fréquente, certains hommes de mon âge pensent – en fait, je le pense un peu aussi – que le contact avec la virilité, le corps, la semence des jeunes hommes comme vous est une façon de ...
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