1. Il faut sauver Revebebe


    datte: 10/11/2017, Catégories: amour, cérébral, nonéro, humour, aventure, revebebe, aventure, Auteur: Padoum, Source: Revebebe

    dis mais pas ce que je fais, mon bonhomme Je l’avais loupé : quelle surprise ! Malgré les cours que nous avait dispensés Docteur Lamb, ma précision était telle que je louperais sans doute un éléphant dans un couloir. Ma position de tireur embusqué ne servant plus à rien, je me jetai dans la mêlée. J’arrivai à profiter de l’effet de surprise : j’accrochai tant bien que mal un des agresseurs de Patrik, et lui collai mon canon encore chaud sur la tempe. Ma cible se ramollit instantanément, et j’en profitai pour lui faire une clef valable. Puis je pointai mon arme sur son collègue, et tirai. Je vise mal, mais à trente centimètres, j’aurais eu du mal à le manquer. Il tomba en arrière, et, dans le même mouvement, j’abattis le pistolet sur la tempe de celui que je tenais. Il m’entraîna dans sa chute, ce qui fut une bénédiction : la balle qui m’était destinée atterrit dans sa hanche. — Ça va ? Patrik me chuchotait dans l’oreille. — Oui. Et toi ?— Comme quelqu’un qu’on a roué de coups.— Où est Revebebe ? Il me le désigna d’un mouvement de sourcil : le tas de chiffons près d’Atchoum. Je réprimai un sanglot. Patrik posa la main sur la mienne. — Elle est encore chargée ?— J’ai tiré que deux fois.— Donne-la-moi, alors, que j’tire un coup ou deux. Essaye de voir si ces deux-là ont quelque chose d’utile, je te couvre. Il se redressa à demi. J’essayai de rester sous le corps de ma victime et d’atteindre sa ceinture. Son holster était vide. Pas de chargeur non plus. Je sentis quelque chose ... de long et de dur sous ma main. Soit mes cours d’armement avaient été complètement inutiles, soit ce que j’avais sous les doigts était extrêmement sensible et très intéressant — Alors ?— Alors on va le retourner doucement. Patrik me jeta un regard en coin et posa une main sur l’épaule du garde pour le faire pivoter. — Wouah ! voilà qui retourne un peu la situation Je jetai un œil alentour. Nous étions six dans la pièce. — Où sont les autres ?— Cath est partie avec Skratsch en avant pour retenir les suivants. Je suppose qu’elle a appelé un ou deux loups-garous en renfort. Olifant et Beno sont partis évacuer la Centrale.— Y a une issue en Centrale ?— Faut croire.— Et les auteurs ? Les évals ?— Ceux qui savent se battre sont dans la grande salle. Les autres sont partis avec les correcteurs. Je fermai les yeux. Que se passait-il dans la grande salle ? Combien étaient-ils ? Je soupirai. Tant pis. Nous risquions de perdre les meilleurs auteurs du site, mais je m’en fichais. Il fallait sauver Revebebe. J’arrachai la grenade de la ceinture de ma victime, poussai un grand cri pour que Merleenne et Catsa puissent me voir, me précipitai vers le patron, et lançai la grenade dans le couloir qui menait à la grande salle. Tournant le dos à la porte, je tentai de protéger mon maître tant bien que mal. Il y eut un bruit de bottes, un souffle violent, et un énorme nuage de poussière. Le couloir s’était effondré. — Whoua ! Comment t’as su qu’ils arrivaient ? Je regardai Atchoum d’un air égaré. ...
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