1. Blanche Lenoir


    datte: 12/01/2018, Catégories: fh, hplusag, pénétratio, consoler, Auteur: Gaspard,

    Depuis des semaines, la Bretagne se parait des atours de la méditerranée ! Le mois de juin probablement le plus ensoleillé depuis plus de dix ans, et juillet qui continue sur la lancée Et de plus en plus, ma vie partait en lambeaux. Jamais je n’aurais dû revenir ici, dans cette maison du bonheur passé. Sept ans déjà que ce chauffard m’avait enlevé ma douce, mon aimée. Sept ans sans envie, sans but, à l’exception de mes petits enfants, malgré la gentillesse de mes brus et de mes fils. Sept ans à s’abrutir de travail, à rester performant, propre, efficace ; puis l’anniversaire fatidique : «cher collaborateur, il est venu le moment de faire valoir vos droits à la retraite » Plus envie de rien. Pourtant je reviens vers cette maison qui riait même sous la pluie, cette maison que nous avions voulue, bâtie puis aménagée pour recevoir nos amis, nos enfants ou pour venir « seuls à deux », comme disait Marie. Je reviens vers mes souvenirs, mon locataire m’ayant rendu les clés au printemps. Je reviens vers mes souvenirs et mes souvenirs m’assaillent ! Le garde-meuble a, certes, restauré le décor, le soleil rentre à toute heure dans cette pièce qui a plus de fenêtres que de murs. Le jardin est beau, les camélias ont bien poussé ; mais il manque ce rire cristallin, il manque les vêtements abandonnés aux quatre coins de la maison, les mille flacons de la salle de bains, les strings qui sèchent sur le fil à linge, il manque ses seins fermes, ses petites fesses rondes toutes bronzées, il ...
    manque la vie, la vie de Marie, à mes côtés pendant plus de trente années. Plus envie de rien. Et ce réfrigérateur qui est vide ; il faut bien manger un peu ! Je traîne ma carcasse jusqu’au marché de Concarneau où nous allions chaque vendredi, et je la revois dévaliser les étals de lingerie, les tas de petites robes, et les déballages de maillots de bains qu’elle achetait consciencieusement chaque année pour n’en jamais porter puisque nous fréquentions la plage naturiste de Keranouat. Je l’ai devant les yeux descendant vers la mer en se déhanchant avec juste ce qu’il faut de provocation puis sortant de l’eau en courant pour faire balancer ses seins, nue, bronzée, parfois plus nue que nue, car souvent elle se faisait épiler le pubis, ce qui était très peu courant dans les années 80. Elle s’allongeait près de moi, à me toucher, me demandait si je l’aimais salée, je goûtais ses seins, j’étais aux anges. Immanquablement venait la cérémonie de la crème solaire, les seins, les cuisses et le ventre puis : « tu veux bien m’en mettre sur le dos ?» ; le dos, les hanches les mollets puis bien sûr, les fesses et mes doigts glissaient dans son sillon cherchant les lèvres, son clitoris. Elle se tortillait faussement fâchée : «on va nous voir, il y a des gens, arrêêêête ! » Oh, c’était bon ! C’est alors qu’une voix enfantine derrière moi : — Maman, le Monsieur, y sent pas bon ! Je lève les yeux pour voir de qui il s’agit, et le regard de la maman du bambin ne me laisse pas de doute, le ...
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