1. La boutique


    datte: 23/01/2018, Catégories: fh, ff, hh, fhhh, frousses, Collègues / Travail, gros(ses), magasin, Collègues / Travail, fsoumise, fdomine, Voyeur / Exhib / Nudisme, strip, BDSM / Fétichisme, fmast, Oral, Oral, Oral, pénétratio, fdanus, fsodo, sm, fouetfesse, fantastiqu, fantastiq, fhhh, fsoumisaf, Collègues / Travail, Auteur: Balamat,

    Valérie ne suivit pas le camion pour aller à la galerie. Elle préféra faire un petit détour pour se remettre de ses émotions. Quand elle pénétra dans le magasin, tous les meubles semblaient avoir été déchargés. Certains étaient déjà remontés mais la plupart encombraient l’espace habituellement large de l’entrée. Face à elle, au travers de la baie vitrée qui séparait le bureau de la direction de ce qu’il était convenu d’appeler le salon d’accueil, Valérie aperçut Françoise et Bertrand en pleine négociation. Bertrand avait été échauffé dans l’appartement. S’il expliquait ses sensations, il avait opté pour le langage des signes. Les deux patrons échangeaient en effet un baiser passionné tandis que la main de Bertrand fouillait vers leurs entrejambes et la jupe relevée de Françoise. Un petit cri de la quadragénaire blonde indiqua à Valérie que Bertrand avait du trouver ce qu’il cherchait. Elle entra dans son bureau puis elle le quitta prestement, juste le temps de poser sac et manteau. Elle craignait en effet que les souffles rauques en provenance du bureau voisin ne réveillent ce désir qui s’était enfin tu. Quand elle pénétra dans le salon de présentation, longue et large pièce débordante d’un bric-à-brac de meubles et de bibelots des meilleures factures, l’explosion dans son ventre fut toutefois immédiate, si vive et si forte qu’elle dut prendre appui sur un guéridon devant elle. Elle ressentit de nouveau la chaleur lourde qui baignait l’appartement qu’ils venaient de vider. ...
    Mais elle se rendit vite compte d’un balancement grave dont elle n’avait pas souvenir. Aiguisant ses sens, elle capta le battement sourd sous les ondes de chaleur, comme si un cœur vivant les animait. Comme quelques dizaines de minutes plus tôt, elle n’était plus qu’un mannequin gonflé de désir. Ses pas la traînèrent jusqu’au milieu de la pièce où deux des déménageurs achevaient de monter le cadre du lit. Eux aussi avaient chaud. Ils avaient jeté vestes et chemises et travaillaient en "marcel". Ils étaient dos à dos, chacun vissant l’un des montants de la tête de lit. Leur position trahissait leur lutte, non pas l’un contre l’autre, mais contre leur libido qui les poussait à se rapprocher, à se toucher, à se frotter aussi. Pour aucun d’entre eux la pression n’était vraiment retombée depuis l’appartement. Serrés dans le camion, ils étaient restés fébriles. Quand Joseph, le plus jeune d’entre eux, s’était agrippé aux genoux de ses compagnons dans un virage, aucun n’avait rejeté la main, au contraire. Les jambes s’étaient ouvertes, comme pour s’assurer une meilleure assise, mais surtout pour permettre à la main de glisser. Finalement, leur arrivée au magasin avait mit fin à cette première expérience d’attouchement homosexuel. Tout semblait aller mieux pendant le temps qu’il leur avait fallu pour dégager un espace suffisant pour la disposition des meubles ainsi que le souhaitait Françoise, la directrice de cette brocante. Mais ce lit avait été le premier à être descendu par pièces ...
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