1. Chaude nuit d'été.


    datte: 30/01/2018, Catégories: Masturbation, Première fois, Tabou, Auteur: tchim50,

    Ce matin-là, en vacances au Maroc avec quelques amis, j’avais pris l’initiative de me lever un peu plus tôt que d’habitude, en quête d’une solitude que je n’ai pas obtenu. Mes compagnons avaient fait de même. Nous nous apprêtions à prendre notre petit-déjeuner sur la table de la terrasse. Garnie d’une nappe ancienne à carreaux rouges et blancs, l'édifice rappelait les années cinquante. Peu après neuf heures, Léa est apparue, elle revenait de la plage. Ses cheveux incrustés de sel témoignaient qu’elle avait été nager très tôt. Elle portait une jupe bleue tirant sur le turquoise. Je l’ai trouvée très belle dans la lumière du matin. Elle se jeta dans les bras de son frère qui l’embrassa avec vigueur et affection, presque exagérément. Je les toisais discrètement tandis qu’une jalousie difficilement contrôlable s’emparait de mon humeur. L’après-midi était clair, le soleil brûlait la peau par moments et donnait à la plage l’aspect d’une étuve invisible. Sans un mot, je me suis assis à côté d'elle, cible dissimulée de chacun de mes fantasmes clandestins. Léa a sorti de son sac de plage en toile cirée une serviette de bain bleue marine qu’elle étala avec application sur le sable. Le vent en dispersa quelques grains sur la serviette tout juste posée. La jeune femme n’y prêta pas attention et elle retira sa jupe, dévoilant un corps impeccable et des courbes douces d’une grâce artistique. Je l’ai regardé comme jamais auparavant, je l’ai regardé enfin vraiment et je me faisais la ...
    réflexion que je n’avais probablement rien vu d’aussi beau. Sa peau ne comportait que de rares grains de beauté assez dispersés et je dû m’employer à détourner le regard afin de ne pas provoquer une érection malvenue. Léa souriait constamment et riait souvent de plaisir. Tout au long de l’après-midi, elle n’avait cessé de me répéter &#034il fait beau, soyons heureux !&#034. Le soir était tombé sur la Méditerranée, et j’avais demeuré sur la plage. Au-dessus de moi, cinq ou six mouettes planaient en suspension et dominaient la mer ridée par un vent d’ouest. J’observais quelques promeneurs solitaires qui trimbalaient avec eux leurs airs aisés et décontractés. Le soleil, grain d’or roux, plongeait lentement dans l’horizon marin et je faisais front à ce spectacle. Des grappes de varech dansaient une valse improvisée dans l’écume des vagues qui se brisent dans le bas de la plage. Celles-ci attrapèrent mon regard quelques instants, et j’ai manqué le dernier soleil, celui qui s’éteint aux confins du ciel et de la terre, celui qui est pour moi le plus précieux. Léa m’a rejoint au bout d’un moment. J’aimais être avec elle, j’aimais lui parler et la regarder bien sûr mais ce que j’appréciais le plus c’était de me taire avec elle. Quand elle ne disait rien, ni le temps ni l’espace ne conservaient de sens. Nous avons refait le monde jusqu'à tard dans la nuit. Deux bouteilles de Haut-Médoc nous dérobaient peu à peu nos inhibitions respectives. La lune brillait sur le sable encore tiède, ses yeux ...
«123»