1. bords de l eau


    datte: 02/02/2018, Catégories: Anal, BDSM / Fétichisme, Mature, Auteur: Baron-rouge,

    Tout a commencé le plus banalement possible. Il n'est pas rare qu'on s'entiche des femmes de ses amis. Celles-ci sont d'autant plus désirables que possession d'un proche et pour cause interdites. La ficelle direz-vous est grosse. Un individu normalement constitué et nanti d'un cerveau solide ne devrait pas tomber dans le panneau. Point besoin d'être un grand théologien pour savoir que le principal du péché réside dans la tentation et la perversion de jouir du Mal et de la transgression. On se prête volontiers à ce genre de naufrage. Baudelaire ne dit pas autre chose dans ses fleurs du mal. la vraie. La seule jouissance est à cette condition. Je ne mis pas trop de temps à m'en convaincre. Elle s'appelait Nancy. Sa silhouette fluette et sa chevelure noire l’eussent rendu invisibles et comme insignifiantes si un je ne sais quoi et notamment son regard ne vous traversait et vous attirait. Malheur à celui qui un instant était happé par ce regard. La méduse ne pétrifiait pas à moins. Vos entrailles en étaient fouillées et bouleversées. on en sortait pas indemne de ce premier contact. Le poison cheminerait longtemps en vos veines avant de parvenir au cœur. Vous étiez mûr pour être blessé un temps. Le plus sage après un bref diagnostic fut de fuir la créature et de mettre une distance infinie entre elle et nous. Mais outre qu'un homme n'est pas lâche et ne peut s'enfuir, le désir de savoir nous ramenait dans le funeste jardin où la pomme pendait. La belle n'eût aucun mal à percevoir ...
    que j'avais mordu comme tant d'autres à l'hameçon. J'ai toujours été fasciné par les mystères du gouffre. Enfant téméraire je m'y suis penché volontiers. Je ne pouvais pas concevoir de faire face et de relever ce défi. Je choisis d'affronter la belle sur son terrain. Je pensais pouvoir la terrasser sans trop de dommages pour moi. Il y a en maints héros un imbécile. Beaucoup ont nourri de leur cadavre les tranchées des guerres. Je partis ainsi un matin la fleur au fusil. Au concret je vins à sonner au pavillon un jour que le mari, l'ami fut absent. J'avais fourbi une bonne raison. Il me fallait récupérer d'urgence une partition. En effet les uns les autres nous jouions dans un orchestre amateur. Par le frémissent d'un rideau je sus qu'elle m'avait repéré. Je n'en attendis pas moins une longue minute. Peut-être l'avais-je dérangé en présence de quelqu'un d'autre où plutôt qu'elle voulu soigner mieux sa mise et paraître présentable. Elle arborait ce jour là une robe pourpre et courte qui dévoilait ses genoux. Elle était à cette heure en bas, escarpins toute maquillée. Je me dis que décidément il ne me serait jamais donné de la découvrir au naturel car sans artifices. A la façon des geishas elle était protégé comme d'une armure. Un sourire se dessinait imperturbable en soin visage. J'y voyais à tort peut-être un signe d'ironie. Cela avait don de m'agacer. Je voulus qu'elle abandonna pour une fois son rôle. Après que j'eus exprimé le motif de ma venue, elle crut devoir me retenir ...
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