1. Jean Dubois, capitaine de gendarmerie


    datte: 07/02/2018, Catégories: fh, extracon, uniforme, Oral, extraconj, Auteur: Dudule77, Source: Revebebe

    Le capitaine Jean Dubois après dix années passées dans les forces spéciales et après avoir vadrouillé sur tous les terrains militaires les plus scabreux et dangereux (Afghanistan, Lybie, Mali, puis Syrie, Irak) aspire maintenant à un poste de commandement plus normal, et c’est pour cela qu’il a postulé dans la gendarmerie. Après plusieurs mois d’école, le voici apte à découvrir son nouveau métier. Voici son récit. Je reçois enfin ma première affectation ; une charmante petite ville de la grande banlieue parisienne, à environ une centaine de kilomètres de la capitale. La veille de mon installation, je suis convié à me présenter au colonel commandant la région militaire. Je consulte l’annuaire : colonel Annie L., 42 ans, ancien major de sa promotion de Saint-Cyr.Tiens, une femme colonel ? Une pistonnée sûrement, me dis-je en bon homme viril, un peu et peut-être un peu plus macho, j’ai trente ans et je n’ai jamais été commandé par une femme.Bon ! On verra bien, allez, pas d’a priori. À l’heure dite, je me présente. Je rencontre d’abord son secrétaire-homme-de-camp, un capitaine un peu bedonnant assis derrière son bureau, qui doit être sûrement en fin de carrière et qui attend patiemment sa retraite. — Je te préviens, le colonel est d’une humeur massacrante ce matin, je me suis déjà fait engueuler, alors vas-y mollo, me dit-il.— Je ne vois pas pourquoi je la mettrais en colère, je n’ai rien de particulier à lui raconter. Le secrétaire reçoit un coup de fil, me regarde puis ...
    m’invite à le suivre. Il frappe à une porte, j’entends un sonore « Entrez ! ». Me voilà dans le bureau du colonel. — Capitaine Jean Dubois, mes respects, mon colonel ! lui dis-je dans un garde-à-vous parfait.— Repos, capitaine. Tout d’abord, on ne dit pas MON colonel à une dame, mais colonel tout court (le mon est diminutif de monsieur qui date des armées de Louis XIII ou XIV), vous avez bien vu que je suis une femme, non ? Asseyez-vous. J’ai consulté vos états de service, entré comme sergent dans les commandos de l’air en , puis vos montées en grade successives, mais sur vos dix dernières années je ne vois rien, sinon « affectation spéciale », c’est quoi ce machin-là ? Vous avez fait quoi ? Comment lui expliquer que durant cette période, je me suis enrôlé dans les forces spéciales et que, vu les dernières interventions avec les services secrets (la DGSE) à la limite du droit et de la bienséance, mes états de service ne sont pas à la vue de tout le monde, mais dans un fichier hypersécurisé qui ne peut seulement être consulté que par quelques personnes très assermentées. — Rien de spécial, j’étais dans un service de nettoyage, lui dis-je, avec un sourire intérieur.— Capitaine ! Vous me prenez pour une conne ou quoi ?— Demandez au général commandant la région de Paris, je ne suis pas habilité à vous en dire plus. Elle m’énerve celle-là, allons, calmons-nous ! — Il ne sait rien de plus ! Puis le téléphone sonne, elle se lève, va dans un coin du bureau et elle engage une conversation. ...
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