1. Deux (7)


    datte: 09/02/2018, Catégories: Hétéro, Auteur: mumu14, Source: Xstory

    janvier et mon couple ne va pas mieux. Je me masturbe à nouveau. En pensant à Damien. J'ai replongé, mais j'essaye quand même de le maintenir à l'écart de mon esprit. Daniela m'appelle quelques jours plus tard. Elle aussi a vu Jérémy en compagnie de la fille, leur complicité l'a surprise. J'en ai marre. Je rentre comme une furie et exige de Jérémy qu'il me la présente. Elle s'appelle Justine et c'est une amie, selon lui. Elle fait partie du groupe d'amis avec qui il sort régulièrement. Je m'en vais démoralisée. J'appelle Damien et lui dis que j'ai envie de le voir. Cinq jours plus tard, vendredi 29 janvier 1999, Damien me rejoint. A l'appartement, pendant notre premier rapport, ma frustration, ma sourde et violente colère envers Jérémy, mon puissant désir refoulé de Damien, ressortent ensemble, là. Je le suce comme une damnée, je veux qu'il me prenne fort, longtemps, mais il est lui aussi dans un état d'excitation extrême et il explose vite, trop vite. A peine le temps de reprendre notre souffle et je lui taille une nouvelle pipe avant qu'il ne me prenne en levrette assez brutalement. Je l'exhorte à me baiser fort, virilement, énergiquement. Je veux qu'il me sodomise. Sans lubrifiant, sans préparation, sans capote, il pénètre mon cul. C'est très douloureux, à la limite du supportable mais j'ai envie de ça, j'ai besoin de ça, je veux avoir mal, ...
    je veux qu'il reprenne possession de mon corps de la manière la plus animale qui soit. Les larmes à mes yeux sont moins celles de la douleur physique que je ressens que celles de la tristesse de la trahison de Jérémy à qui je pense quelques instants alors que Damien défonce mon cul. Nous ne parlons pas. J'évacue quatre mois de tension. Je ne savais pas que j'avais autant de larmes. Dès le lendemain, nous retrouvons instantanément nos marques et la passion qui caractérise notre relation. Nous ferons l'amour en pleine nature et je lui taillerai une pipe jusqu'au bout lors d'une balade au château. Je raconte notre relation à Lisbeth, une colocataire norvégienne avec qui je m'entends à merveilles. Elle sort avec nous le soir et n'en revient pas de ma tenue. Je porte pour la première fois un porte-jarretelles pour sortir, avec une jupe courte, un débardeur moulant et des talons hauts. Elle me dit qu'il y a deux Muriel... Damien et Lisbeth s'entendent comme larrons en foire. Alors qu'elle a toujours gardé une distance avec Jérémy, je la vois plaisanter de manière graveleuse avec Damien, rire bruyamment, boire des shots cul-sec, danser sur notre table en boite de nuit, en vraie fêtarde. Damien repart le lundi. Je ne veux pas qu'il m'attende. Nous vivons notre vie et nous verrons bien si elle se décide à nous réunir pour de bon. Je l'accompagne à la gare.
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