1. Ivresses exquises (1)


    datte: 09/02/2018, Catégories: Partouze, Auteur: Charline88,

    Qui paie ses dettes s'enrichit ! Comment les choses ont-elles dégénéré ? Je n’en sais rien. Accro au poker, j’ai débuté cette partie hier vers vingt heures. Elle a commencé par une veine sans nom, celle des grands soirs. Cela arrive de temps à autre et les cartes sont bénies lors de ces moments-là. Dix ans déjà que je fais le tour des tables, des casinos, mais aussi de tripots glauques et sordides, parfois d’endroits agréables comme chez cet ami rencontré je ne me souviens plus où. Les mises sont raisonnables au début et les jetons de différentes couleurs commencent à s’entasser devant moi. Insolente chance qui se cramponne à moi, avec bonheur, je gagne et gagne encore au grand désespoir des quatre autres joueurs qui semblent être de plus en plus nerveux. Ce qui différencie la soirée des autres soirs, ce n’est pas que je gagne, c’est que rarement dans ce genre d’endroit on rencontre des femmes. Et que la paire de seins qui se soulève sur ma poitrine au rythme des cartes qui sont bonnes ou mauvaises, attire les regards des mecs qui sont face à moi. Mais là, ce sont les donnes qui sont fabuleuses, je ne suis pas une excellente bluffeuse et mes yeux ont du mal de cacher leur joie, ou inversement leur peur du coup blanc, vide. Ils me regardent tous aussi, d’une étrange manière, chaque fois que, sans émoi, je leur annonce clairement : — Je me couche ! Pour passer mon tour alors que je n’ai rien de bon pour suivre une mise trop importante. Mais ce soir, je suis en veine, une ...
    veine impossible à définir, elle est là, je la sens, je la retiens. Enfin elle commence à tourner vers minuit, insensiblement celui qui me fait face reprend, paquet par paquet les jetons qui s’amoncèlent devant ma place. Il est grand, une bonne quarantaine d’années, des yeux qui ne disent rien, ne laissent pas transparaître la moindre parcelle d’émotion ! Des yeux de joueur de poker, de vrai joueur, je veux dire. Les autres suivent machinalement, sifflent quelques whiskies sans trop s’en faire et perdent gros. Je ne les ai même pas détaillés, juste prise par le jeu et ma pile de jetons qui s’amenuisent au fil des tours. Les cartes se distribuent de nouveau et j’en redemande une. Ouf ! Un bon brelan ! Sauvée pour ce tour ? Non, l’autre avec ses yeux indifférents vient de me sortir une quinte ! Merde encore une ramasse et je dois ressortir du fric de mon sac. Ici pas de crédit, c’est la règle. J’ai remis sur la table pour cinq mille euros de jetons, je n’en ai plus d’autres, je vais y laisser ma chemise ! Mais non, je vais me refaire ! Tous les autres se sont couchés ou ont passé. Nous sommes seuls lui et moi ! Comment il s’appelle déjà ? Antoine, disent ses potes ! La moitié de mes jetons vient sur la table, au « pot ». Si je gagne là, j’aurai de quoi m’assurer une fin de nuit confortable ! Jouer ! C’est juste un leitmotiv, un besoin ! Je sens couler de la lave incandescente dans mes veines. Les cartes devant moi ! Deux huit et deux trois. Je réclame une carte ! Bingo encore un ...
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