1. J’AI TROUVÉ MON MAÎTRE -3


    datte: 12/02/2018, Catégories: BDSM / Fétichisme, Gay, Auteur: motspassants,

    Un lundi de mars, suite Je reste un certain temps, seul, agenouillé dans l'entrée. Je suis trop excité pour cesser de penser à Eric et à sa Bite. Je suis incapable de juguler mon désir, de le mettre en veilleuse quand il m'envahit. Mon Maître, lui, sait se maîtriser. Certes, il me baise à loisir, et me désire assidûment (c'est ma grande fierté !) mais, si les circonstances l'exigent, en trois minutes il passe à autre chose. C'est impossible pour moi, j'ignore pourquoi. D'après Eric, une telle impossibilité prouve : 1) que je suis bien une salope, que c'est ma nature profonde. 2) qu'au bout du compte, je pense avec mes trous. 3) que je manquerai toujours, malgré mon intelligence, de la maturité d’un homme adulte et responsable. 4) qu’il me faut donc un Mâle adulte, mûr, responsable, pour disposer de ma personne et de de l’usage de mes trous. 5) que la soumission est la seule façon pour moi de vivre, si je veux trouver le bonheur, la sérénité, l'équilibre. Mon Maître a raison. Je le sais puisque j'ai atteint, grâce à lui, le bonheur, l'équilibre, la sérénité. Néanmoins, seul dans l’entrée de la maison, la gorge sèche, le cul brûlant, je me sens désemparé. Durant de longues minutes, je ne bouge plus, comme si la terre avait cessé de tourner, comme si mon esprit venait de se déconnecter. Ca m’arrive, parfois, quand l’envie d’Eric, violente, me prend par surprise. En fait, ça m’arrive souvent ! Mais je sais, depuis peu, faire bon ménage avec un tel trouble. Je sais l’empêcher de ...
    croître, l’empêcher de se muer en crise d’angoisse. Alors, je respire fort, et je scrute un point, devant moi, n’importe lequel. Je n’essaie plus d’occulter l’image d’Eric, je n’essaie plus d’oublier sa bite, ni l’envie que j’ai d’elle. Non. J’attends juste que la mienne, de bite, commence de rétrécir, et que mes tétons frottent moins contre l’étoffe de ma chemise. J’attends que mon corps, à f***e d’immobilisme, calme de lui-même ses ardeurs. Vingt minutes plus tard, je me relève, et me dirige vers la cuisine. Je n’ai pas faim mais ne suis plus en état de travailler. Du reste, je ne travaille que le matin ; mon Maître en a décidé ainsi. Vite, je me prépare une salade, que j’avale sans regarder la photo d’Eric, où il joue au football, torse nu, dans le jardin de mes parents (je ne veux pas me remettre à bander). Je mange une pomme, de la mousse au chocolat (faite par Eric), cours me laver les dents, puis me précipite dans notre chambre. J’y fais souvent la sieste en début d’après-midi, mais je sais qu’aujourd’hui je n’y parviendrai pas : malgré tous mes efforts, je suis encore en chaleurs ! Je me déshabille entièrement (je n’ai pas le droit de frôler notre lit sans être nu), puis me glisse sous la couette. Je me suis retenu d’aller chercher, dans le bac à linge sale, un boxer de mon Maître. L’étaler sur mon visage, le respirer m’auraient trop excité ! Cependant, je m’allonge à la place d’Eric, et renifle un peu son oreiller. J’y reconnais l’odeur, âcre et citronnée, de son cuir ...
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