1. La Bacchante


    datte: 12/02/2018, Catégories: fh, fplusag, coupfoudr, Auteur: Biwood,

    j’avais du mal cacher une érection. Au lieu de la mettre mal à l’aise, elle en rit. — Ce n’est pas grave, dit-elle en regardant mon entrejambe, ce sont des choses qui arrivent. Elle s’assit sur moi à califourchon et m’embrassa langoureusement, tout en caressant mon entrejambe. Comme tout homme qui se respecte, j’étais un peu décontenancé par ce qui était en train de se passer mais je ne la repoussai pas. — En plus d’être un artiste prometteur, Monsieur est aussi un très bel homme. Je retirai mon pantalon et nous fîmes l’amour sur le tabouret. N’ayant pas connu beaucoup de femmes du fait de mon jeune âge, j’étais assez timide dans mes gestes. Cependant, madame Bouchain, beaucoup plus âgée que moi, me guida dans la pénétration de son corps. Quand nous atteignîmes tous deux l’orgasme, je me rendis compte que, même dans le coït, elle jouissait comme une grande dame. Ce soir-là, nous dormîmes tous deux dans son atelier. Alors qu’elle dormait, j’eus la magnifique idée de peindre son corps sublime en sommeil. Elle ne prenait plus la pose, et je trouvais que dans cette position elle était authentique. D’ailleurs, elle me rappelait le tableau « La Bacchante » : son corps allongé de façon sensuelle, la couverture qui ne recouvrait qu’une partie de son ventre laissant apparaître sa poitrine et sa chatte, c’était magnifique. Au lever du jour, quand je me réveillai, elle était debout nue fixant mon tableau de son regard intense. — Il est vraiment magnifique celui-là, vous vous améliorez ...
    de jour en jour, Monsieur. J’observai mon tableau à la lumière du jour et, sans être prétentieux, je me rendis compte que j’avais vraiment peint un véritable chef-d’œuvre. Il était même mieux que « la Bacchante » de Courbet. — On se revoit la semaine prochaine, me dit-elle sans quitter le tableau des yeux. Pendant toute la semaine qui suivit, j’attendis le cours avec impatience. Malgré l’âge de madame Bouchain, j’étais sûr que j’avais trouvé en elle, la femme de ma vie. En effet, elle était tout ce que je recherchais : une artiste raffiné avec un côté excentrique qui n’était pas sans me déplaire. Enfin, le jour du cours arriva et je me présentai à la salle à l’heure dite. J’avais l’impression que cela faisait une éternité que je ne l’avais pas vu quand elle ouvrit la porte. Son fume-cigarette, ses longues robes victoriennes et ses excentricités m’avaient manqués. Lui disant rapidement un bonjour, je m’assis sur un chevalet en attendant qu’elle me précise le travail à faire. Madame Bouchain sortit un dessin de son sac, c’était encore « La Bacchante ». — Maintenant que vous avez progressé, je pense que vous pouvez aisément reproduire ce portrait. M’attelant à la tâche, j’épousais avec une facilité déconcertante la difficulté du tableau. Pendant ce temps, madame Bouchain était assise sur son fauteuil, fumant avec son fume-cigarette. Je ne la regardai plus, trop concentré dans la reproduction de « la Bacchante ». Ce n’était plus le modèle de Courbet que je voyais dans ce dessin, ...