1. BRIDOLINE Histoire véridique d'un jeune homme


    datte: 25/02/2018, Catégories: BDSM / Fétichisme, BDSM / Fétichisme, Transexuels, Auteur: MadameAmandine,

    Après tout ce qu'il venait d'entendre, accroupi aux pieds de sa maitresse, Frida - en réalité Fred de Montignac - cherchait vainement à retenir sa personnalité, qui lui échappait. Il était seul maintenant, seul dans sa chambre qui lui avait été assignée au bout du corridor qui desservait l'appartement intime de la comtesse. Celle-ci l'avait laissé s'éloigner, bien persuadée qu'il continuerait de sentir sa présence, que sa pensée le suivrait, le dominerait, L’obsèderait ; et, en effet, elle pesait sur lui comme tout à heure sur sa tête la main aristocratique. Il regardait autour de mi pour refaire connaissance avec cette chambre qu'il avait quittée dans une singulière disposition d'esprit et qu'il retrouvait embellie de meubles nouveaux. II y avait assez longtemps qu'il vivait dans une chambre de jeune fille pour ne plus s'étonner de l'ameublement de celle-ci ; pourtant elle était plus luxueuse que toutes celles qu'il avait occupé jusque-là et surtout elle était plus encombrée de bibelots et de fanfreluches et se distinguait des autres par une recherche plus minutieuse de tout ce qui est essentiellement féminin. Frida inventoriait, considérait ou maniait tout ce qui lui tombait sous les yeux, II ne s'étonnait pas de voir la délicatesse des meubles, la finesse du linge, la somptuosité de la couverture de soie brodée, la légèreté des rideaux clairs, la variété des coussins multicolores - la profusion des bibelots ornes de dentelles, noues de rubans, l'éclat des cristaux, ...
    l'abondance des fleurs qui s'étalaient un peu partout dans des vases de prix ; bien au contraire il se réjouissait de la richesse et de la grâce de ce décor ; il en jouissait avec une satisfaction silencieuse et trouvait tout naturel de se mouvoir parmi ces objets délicats et raffines. L'air embaume des senteurs pénétrantes lui offrait l'atmosphère parfumée qu'il avait pris l'habitude de respirer et il s'épanouissait d'aise dans ce cadre léger dont il goutait toute l'élégance et toute la coquetterie. Les nombreuses glaces lui renvoyèrent une image de sa personne qui s'harmonisait avec tout ce cadre, avec la préciosité des dentelles, le rayonnement des cristaux et les parfums des fleurs. II perdit un instant conscience de ce qui I 'entourait et se surprit campe devant une psychè penchée vers lui, tout occupe à sourire a son propre reflet, à corriger un pli de sa robe, a tortiller une boucle défrisée, à allonger le bras devant lui pour admirer les reflets d'une opale qui jouaient à chaque mouvement de son doigt. - II est bien vrai, dit-il presque à haute voix, que je suis devenu femme... II poursuivait, promenant sa main baguée sur le contour de ses hanches et de ses seins : - Bien des jeunes filles envieraient cette taille et cette poitrine. II pinçait sa robe à deux doigts, étendait la jambe de façon à mettre en évidence la cambrure du pied, la tournait pour faire paraitre dans la glace la courbe renflée du mollet. - Des jambes de femme ! répétait-il. Je suis oblige de convenir ...
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