1. Vie de château


    datte: 27/02/2018, Catégories: fh, inconnu, vacances, amour, revede, Voyeur / Exhib / Nudisme, intermast, Oral, Oral, pénétratio, double, Partouze, jeu, portrait, humour, historiqu, fantastiq, Auteur: MarcK, Source: Revebebe

    Par un très chaud après-midi d’été, comme mon travail n’avançait guère dans cette torpeur anesthésiante, je décidai d’aller quérir un peu de fraîcheur entre les vieilles pierres d’un château voisin de quelques kilomètres et dont mon ami Richard venait de me vanter la visite, peu de temps auparavant. Arrivé sur les lieux, je fus saisi d’une lassitude empreinte de déception. Les motivations de cette excursion me paraissait désormais dérisoires et mon escapade tout à fait vaine. La route, quoique courte avait été, avec cette canicule, exténuante et la grande demeure, plutôt que château, avec la silhouette de sa tour moyenâgeuse, sa façade Renaissance et une aile Classique tentait trop de styles divers pour en avoir aucun en propre. L’ensemble, déroutant, envoûtant même, dégageait malgré tout un certain charme, que rarement l’éclectisme parvient à posséder. Vieille demeure bourgeoise égarée dans un large parc, elle avait été restaurée, remodelée même, par un couple de jeunes américains, nouveaux riches excentriques. Après leur tragique disparition, le « château » nommé ainsi par dérision et dont personne ne voulait en l’état, avait échu pour une bouchée de pain à la municipalité voisine. Je tenais ces détails des propos passionnés de Richard à qui, je l’avoue, j’avais accordé une attention bien distraite, accablé comme j’étais ce soir-là par une journée pénible et infructueuse. Devant la belle maison, mon amertume vint surtout de ce que je ne trouvai pas vraiment la quiétude ...
    que j’étais venu ici chercher. Attiré ce dimanche-là par une offre spéciale dont j’ignorais tout, une foule de visiteurs se pressait dans la partie ombrée de la cour. « Foule », un bien grand mot : dans cette cour où mon désir de fraîche solitude m’avait mené, le rassemblement d’une vingtaine de personnes me parut pourtant écrasant. Certainement originaires du bourg voisin où les programmes décidément pauvres n’avaient pas su les retenir devant la télé, quelques parents endimanchés grondaient sans conviction une poignée de garnements, ruisselant d’une moite sueur, qui s’extirpaient régulièrement et sans douceur du groupe pour faire crisser les cailloux blancs cuits au soleil, tout en soulevant une âcre poussière déplaisante. Quatre ou cinq solitaires, en mal de rencontres, s’étudiaient du coin de l’œil, l’une faussement accrochée à son portable, l’autre hypocritement plongé dans son Guide Vert, un troisième laissant croire des préférences pour le Routard. Je les laissai à leur cercle d’espionnage mutuel. Deux ou trois couples enfin dialoguaient avec l’arrogance de ceux qui ne sont plus seuls et peuvent se permettre d’ignorer le reste du monde. Un peu à l’écart et que, vu ma position excentrée dans la cour, j’étais seul à pourvoir observer, un homme et une femme d’une trentaine d’année s’enlaçaient avec une fièvre impudique. Superbement indifférents aux éventuels regards, il émanait d’eux quelque chose de suranné : lui, avec sa chemise à jabot ouverte sur un torse imberbe, elle ...
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