1. L'internat (1)


    datte: 05/03/2018, Catégories: Trash, Auteur: Ticoup,

    C'est la dernière semaine des vacances scolaires. Celle au cours de laquelle on pense ne pas avoir assez profiter de ses vacances et où l'on se prépare pour l'année à venir. Celle-ci sonnait pour moi un peu différemment que d'habitude. Je m'appelle Julien, j'ai 16 ans, et dans cinq jours, je rentre au pensionnat de Bellemire. Cette décision a été prise par mes parents il y a quelques mois, et a été motivée par mon échec scolaire croissant. Bien qu'il y ait un lycée public à une dizaine de kilomètres de chez moi desservi par autobus, ils ont préféré m'inscrire dans un lycée privé, réputé pour être stricte et pour son taux de réussite frôlant l'excellence. Je n'ai jamais étais assidu en cours. Toujours absent, et pas vraiment concentré lorsque j'étais présent, ce lycée privé paraissait être un remède miracle contre mes désastreux bulletins de notes aux yeux de mes parents. Pour moi, ce n'était rien d'autre qu'un prétexte pour qu'ils se retrouvent enfin seul, je suis le cadet de leurs 5 enfants, et tous deux approchent à grand pas de la retraite, ils ont juste envie de souffler et de profiter de leur temps libre sans devoir se faire de soucis pour moi. C'est une véritable épreuve pour moi, j'imagine une prison de béton et d'acier tenue d'une poigne d'acier par des gardiens tortionnaires. En préparant mes affaires, je sentait l'appréhension de ce changement de repère monter en moi. Je rentre un jour en retard à cause du trajet que mes parents préfèrent effectuer de nuit. Me ...
    voici donc cinq jours plus tard devant les grilles de Bellemire. Mes parents m'embrassent avant de remonter dans leur voiture, et me laissent entre les mains d'un professeur assez âgé, chauve, en costume-cravate, qui m'invite à entrer. En marchant, il m'explique que tous les élèves sont déjà en cours et qu'ils sortiront à midi, ce qui lui permet de me faire visiter le pensionnat dans le calme. Il se présente comme Mr MONTEIL, proviseur adjoint. Une fois les grilles et la porte d'entrée passés, je pose ma valise dans un coin, et il commence la visite du bâtiment : "Ici, c'est le grand hall. De là, tu peux accéder à l'ensemble des couloirs et des salles de cours." C'était un grand espace en pierre grise sur les murs et carrelage brun au sol, qui n'était pas sans rappeler l'intérieur d'une abbaye ou d'une église. On distingue deux escaliers en pierre permettant d'accéder aux étages, deux portes sur les côtés et une porte sur le mur en face de nous.Il traverse ce hall de part en part pour arriver à la porte d'en face. Lorsqu'il l'ouvre, une cour privée apparaît. Elle a l'air immense, des arbres, de la verdure, un étang, une foret au loin, des bancs, des oiseaux, le tout baigné par les rayons du soleil éclatant de la fin Août. Je suis émerveillé devant ce spectacle qui balaie en moi les préjugés du pensionnat qui s'étaient insinués dans mon esprit. "C'est la cour, tu peux y venir quand tu le voudras en-dehors de tes heures de classe, elle n'est interdite qu'à partir de minuit pour des ...
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