1. Palm Springs Boot Camp


    datte: 06/03/2018, Catégories: Entre-nous, Hétéro, Auteur: NoirPuissant,

    C'était le jour des adieux. Je laissais mon fils François au Palm Springs Boot Camp, un temple du tennis a la dure perdu dans une verdure sèche a l'intérieur de la Californie. Arrosage automatique oblige. François, sans fausse modestie paternelle, était un petit génie. A seize ans, il avait obtenu son bac scientifique au Lycée Français de New York, ou sa mère et moi l'avions inscrit trois ans plus tôt, en seconde. Un garçon bien équilibré, métis, bien accepte cote Français comme cote Américain. Sa mère était ravissante. Je l'avais rencontrée lors de mes études sur la cote Est, a mon arrivée du Congo. Le fiston avait de l'avance sur le timing de ses études et était un mordu de la balle jaune. Nous avions trouve cette solution, ce camp d'entrainement hard. Moyennant soixante quinze mille dollars pour une année complète, c'était un tennis études pour riches. Une prépa a l'Américaine pour les garçons surdoués, mêlant sport et rigueur académique. Pas de filles. Pas de rigolade. Ma femme n'était pas du voyage. L'endroit était très masculin, pétait les testostérones, et sa réputation le précédait. Les épouses d'expatries, celles qui avaient fait le voyage, prévenaient leurs consœurs dans les cocktails mondains, qu'il valait mieux se tenir a l'écart de ces trois jours d'orientation. Nous avions pris note. Pour ma part, je n'avais rien ressenti de tout cela. La visite avait été courtoise, plutôt technique, voire logistique, et l'endroit était très bien tenu. Trente courts repartis ...
    sur une immense surface, et des configurations différentes. Terre battue, gazon, synthétique, couvert. Des projecteurs assuraient aussi l'entrainement de nuit. Un endroit assez futuriste, en pointe. Et l'on sentait, au gré des allées fleuries, un très grand professionnalisme. A aucun moment d'ailleurs, durant les deux jours précédents passes avec François, ou même parfois seul avec elle, la maitresse des lieux avait eu un geste déplace, un regard, ou même une parole suggestive. Simplement, au vu de la diversité internationale des jeunes, Brésiliens, Qataris, Espagnols, Argentins, Russes, beaucoup d'asiatiques aussi, ca lui avait fait plaisir d'échanger en Français avec moi au cours des dernières quarante huit heures. Olga Blanchard était Franco-Yougoslave, née a Paris. Posée et stricte, célibataire endurcie, elle était l'archétype de la jolie femme slave sur le retour. Des le premier jour, alors que je découvrais les installations avec François, je l'avais remarquée sur l'un des courts annexes proche de la réception. Elle tapait la balle avec un jeune Allemand de dix sept ans, ses cuisses épaisses, mais fermes et bronzées, allant et venant au dessus de la ligne de fond. Son énergie était démentielle. Taille dans la corde, le colosse d'un mètre quatre vingt dix lui faisait faire des droite-gauche jusqu'a l'essoufflement. Cadences terribles dans lesquelles elle aimait mesurer son âge, sa volonté de pouvoir encore tenir l'échange, d'assurer la contre, très tôt le matin. Ethique de ...
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