1. Vacances à vélo pour deux coquines (2/3)


    datte: 07/03/2018, Catégories: Entre-nous, Hétéro, Auteur: Micky, Source: Hds

    Après une journée sur les routes charentaises, Ghislaine et Agnès abordaient maintenant un secteur plus accidenté, celui des coteaux de Gironde. Elles avançaient beaucoup moins vite et ne pensaient qu’à se doucher, manger, boire frais et dormir une fois arrivées au camping. Tout alla beaucoup mieux lorsqu’elles basculèrent vers la plaine landaise. L’odeur des pins les enivrait. La lourde chaleur faisait renaître des envies masculines mais le désert des pinèdes leur ôtait tout espoir. — Et si on s’écartait vers les plages en descendant le long de la côte ? proposa Ghislaine. L’idée était alléchante. Qui dit plage dit possibilités de rencontres le soir. Mais il fallait d’abord contourner toute l’agglomération bordelaise et le bassin d’Arcachon avant de piquer à l’ouest. Et dans l’immédiat, une contrainte majeure se présentait : l’arrivée d’un gros orage venant justement par l’ouest. — Jusqu’à présent, on y a échappé mais là, on y a droit, constata Agnès. Dès les premières gouttes, elles sortirent leur poncho de leurs sacoches et affrontèrent vaillamment l’averse, laquelle se transforma vite en trombes d’eau. À moitié aveuglée, Agnès se laissa emporter vers le bas-côté, buta dans un trou et se retrouva couchée dans le fossé humide. Elle se releva en pestant. Rien de grave pour elle, juste une écorchure sur le tibia, mais la roue avant en avait pris un coup. Le pneu à plat et au moins deux rayons de cassés, à première vue, avec une roue voilée. Cela n’a l’air de rien, mais ...
    quand la roue se voile, on n’avance plus. Et pas un village à moins de vingt kilomètres dans cet univers sinistre de pins détrempés. Elles en étaient toutes deux à constater les dégâts et envisager le changement de chambre à air sous la flotte, perspective peu réjouissante, lorsqu’un gros 4x4 s’arrêta à leur hauteur. Un catcheur en sortit. Oui, un de ces types comme on en voit dans des émissions américaines, encore jeune, longs cheveux réunis par un catogan, boucle d’oreille, barbe de sapeur, tatouages des bras au cou, effrayant par sa masse. Il se dégagea de son véhicule en tee-shirt, sans la moindre préoccupation pour l’orage. — Eh bé les filles, qu’est-ce qui vous arrive ? tonna-t-il avec un accent du Sud-Ouest prononcé. Agnès, dégoulinante de pluie, montra sa roue avant. — Allez, montez, je vous emmène d’abord au sec et on verra pour le vélo. Avec une facilité dérisoire, il souleva les deux bécanes qu’il logea dans le vaste coffre. Les deux filles n’avaient même pas eu le temps d’en placer une, mais de se retrouver à l’abri leur convenait parfaitement. Et pour le reste, on verrait bien. L’homme dit s’appeler Armand. Il exerçait la profession de sylviculteur et vivait dans un chalet typiquement landais au milieu des bois. — Restez donc ici pour la nuit et demain, je vous emmène chez un vélociste qui va vous réparer votre roue en moins de deux. Ghislaine et Agnès approuvèrent, sans avoir vraiment le choix. Elles se retrouvèrent dans une chambre tout en bois qui n’avait pas été ...
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