1. Le Fauteuil : Chapitre final


    datte: 12/03/2018, Catégories: fh, bizarre, Oral, policier, fantastiqu, sorcelleri, fantastiq, Auteur: Rain,

    — Que veux-tu que nous allions faire dans cet infâme quartier ?— On pourrait forniquer avec une courtisane Tous les deux. En même temps je veux dire, explique Philip en scrutant Charles. Ce dernier reste bouche bée. Son ami, d’habitude si courtois, si peu intéressé par les choses du sexe – d’après ce que lui a confirmé Irina sur l’oreiller – semble libéré de son éducation bourgeoise protestante. Philip ajoute : — Tu es célibataire. Cela va te faire un bien fou d’enconner une prostituée. Paraît-il que certaines acceptent qu’on leur prenne le cul. On pourrait en baiser deux en même temps. Tiens, pourquoi pas trois ! Charles est abasourdi, atterré par le vocabulaire qu’emploie son ami et patron. Jamais Philip n’a utilisé un tel langage en sa présence. Jamais il n’a abordé un pareil sujet. — À vrai dire, finit par dire Charles, je ne suis pas intéressé par ta proposition (Charles semble chercher ses mots.) Je trouve dégradant de profiter de ces pauvres femmes qui ne se prostituent pas de gaîté de cœur mais par— Comme tu voudras, l’interrompt Philip, tu n’auras qu’à m’attendre au coin de la rue ou dans un troquet. Charles ne répond pas et accompagne néanmoins son ami dans le fiacre qui les dépose dans ce pauvre quartier de Londres. Il est étonné de voir Philip circuler aussi facilement dans ces ruelles, comme s’il était venu ici des centaines de fois. Après avoir tourné trois fois sur la gauche, et une fois sur la droite, ils se retrouvent sur une place ronde au centre de ...
    laquelle quatre individus costauds, vêtus comme des vagabonds, s’abreuvent de tord-boyaux à même la bouteille. Dès qu’ils aperçoivent les deux chirurgiens, ils abandonnent la bibine et détaillent les deux nouveaux arrivants sous toutes les coutures. Inquiet (complètement terrorisé), Charles suggère à son ami sur le ton de la confidence : — Nous devrions peut-être faire demi-tour. Ces gens-là ne me disent rien qui vaille.— Mais non, ne t’inquiète pas. S’avançant vers les hommes aux visages de brutes épaisses, Philip s’écrie : — C’EST LUI ! ATTRAPEZ-LE ET MONTREZ-LUI CE QU’ON FAIT AUX TRAÎTRES ! Charles est frappé par la terreur ! Il jette un regard apeuré à son ami qui le livre en pâture à ces malfrats. Les gaillards foncent sur lui. Charles ne bouge toujours pas.À quoi bon, pense-t-il, lorsqu’un poing percute sa mâchoire, faisant voler en éclats deux molaires. Un coup de pied au ventre l’envoie au tapis. Puis les coups pleuvent dans tous les sens ! Des poings et des pieds frappent son ventre, ses côtes, son dos et aussi son crâne. Les quatre brutes le rossent jusqu’à ce que les craquements de ses os ne se fassent plus entendre. Philip demeure en retrait et attend que la dernière étincelle de vie dans les yeux de son traître d’ami s’éteigne. Le massacre terminé, il paie les quatre individus et rentre chez lui. Dès qu’il passe la porte d’entrée de sa demeure, il appelle Irina et s’empresse de lui faire savoir que Charles lui a avoué fréquenter des filles de joie à Whitechapel. Il ne ...
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