1. La nouvelle vie de Sabrina (1)


    datte: 13/03/2018, Catégories: Divers, Auteur: Facteur X, Source: Xstory

    Avant toutes choses, une petite présentation s'impose. Moi c'est Sabrina, jeune femme de 28 ans, blonde avec une coupe à la Victoria Beckham, court derrière avec la mèche plus longue sur l'avant, yeux bleus et du haut de mes 169 centimètres pour 57 kilos, on dit de moi que je suis un joli brin de fille. En ce beau jour d'avril, je me sens d'humeur joyeuse. Comme quoi il suffit de peu de chose pour se sentir heureuse, quelques rayons de soleil vous caressant le visage, les oiseaux qui chantent, la nature qui sort de sa léthargie hivernale et ce sont tout vos sens qui se mettent en émois. Je quitte donc mon travail le pied léger, bien décidé de profiter de mon après-midi de congé auprès de Nicolas, mon conjoint. Quoique impatiente de retrouver mon amoureux, je décide de profiter de cette belle journée de printemps pour flâner tranquillement sur le chemin du retour, me plaisant à sentir les regards envieux des hommes croisés çà et là, posés sur mon corps. Il est vrai qu'encouragé par cette ambiance printanière, je m'étais habillée de manière plutôt sexy ce matin. Ayant opté pour un tailleur bleu marine à la jupe moulante s'arrêtant à mi-cuisses, d'un chemisier blanc laissant transparaître subtilement mon soutien-gorge en dentelle blanche, le tout perché sur les dix centimètres de talon de mes escarpins. J'étais fin prête à affronter cette journée qui s'annonçait belle. Arrivée à mon appartement, je m'apprête à retrouver ma moitié abandonnée quelques heures auparavant dans son ...
    sommeil. Bien que ne vivant pas officiellement ensemble, Nicolas s'était au fil des mois approprié mon territoire, ne passant plus qu'occasionnellement chez lui pour relever son courrier et faire l'entretien d'usage. Étonnement le salon est vide, ainsi que la cuisine et les autres pièces. Ne restant plus que ma chambre à fouiller, je m'y engouffre persuadé d'y trouver mon amour. Il s'y trouvait bien, nu, une rouquine, nue également, empalée sur son dard. Je restais là, interloquée, mon monde se dérobent sous mes pieds. J'aurais pu leur sauter dessus pour leur arracher les yeux, ou même les inonder d'insultes. Mais non, je me peux que bredouiller un pitoyable - Je m'en vais et à mon retour, je ne veux plus te voir, ni toi, ni ta pétasse, ni tes affaires ! Et c'est ainsi que dans un grand claquement de porte, je me retrouve à nouveau à déambuler dans la rue. Ne sachant où aller n'y quoi faire, je m'engouffre dans le premier bus venu à la destination inconnue, ne cherchant qu'à m'éloigner le plus possible de cet homme qui prétendait m'aimer la veille encore et qui avait eu l'audace de souiller ainsi mon lit avec une autre. Je me retrouvais donc là, debout dans ce bus, laissant défiler les arrêts et les voyageurs remplir l'espace de plus en plus restreint. Ainsi compressé, je sens une présence de plus en plus affirmée contre mon corps. Jetant un coup d'œil derrière moi, j'aperçois un homme d'une cinquantaine d'année, plutôt bien de sa personne, le regard perdu dans mon décolleté. ...
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