1. Isabelle, le temps d'un trimestre. I


    datte: 13/03/2018, Catégories: Lesbienne, Mature, Auteur: LaurenceAix,

    que mal à l’ouvrir et l’on s’engagea dans le couloir. « Putain, c’est dingue ! » dit Mumu. Isabelle de son côté sentit, en voyant les clés sur la porte d’entrée, sa gorge se serrer : C’est là, c’est par là que bientôt son amie repartirait, la quitterait une fois encore pour plusieurs mois. Depuis leurs divers ébats des jours précédents, en passant par la frénésie de la veille au soir où elles goûtèrent pratiquement à tous les jeux de l’amour lesbien, s’honorant à tour de rôle ou simultanément des doigts ou de la bouche dans de multiples positions, jusqu’au milieu de la nuit s’harnachant à tour de rôle du gode-ceinture maintenant abandonné dans un coin de la chambre, pour finalement suivre au petit jour, en cet instant, leur fantaisie ultime dans une recherche consciente, maîtrisée, lucide, au-delà de la fatigue des corps, de plaisirs surpassant tous ceux déjà partagés, de plaisirs extrêmes, elles ne faisaient rien d’autre que donner chair à leur adieu. De cette issue, de ces clés, Isabelle détourna son regard. Sentant le désarroi de son amie, Muriel orienta leur parcours de couple vers la salle de bain. Ouvrir une nouvelle porte. Entrer. À tâtons chercher l’interrupteur. Lumière crue. Les amantes découvrant alors leur reflet dans la glace surplombant le lavabo. Superbes. Épuisées, marquées par la jouissance, par la joie, cheveux collés par la sueur sur les fronts et les tempes, mais avec encore ces joues incendiées, ces yeux brillants de désir, avec toujours assez de f***e ...
    pour de nouvelles explosions. Mumu : « Putain qu’est-ce qu’on se met, quand même » « C’est génial. Tu crois qu’on a jouit combien de fois depuis hier ? » « Franchement j’en sais rien. J’ai l’impression qu’on a pas vraiment arrêté… Attends, on va changer de position ! » « Tu veux faire comment ? On se retire d’abord ? » Isabelle sembla amorcer un mouvement vers l’avant, pour décoquiller le gode. Mais Muriel l’arrêta : « Non, t’es folle ! C’est trop bon comme ça… On va s’arranger autrement. » « Comment ? » « Fais ce que je te dis : on va se rapprocher du tabouret qui est là dans le fond… voilà, cool… comme ça. Maintenant penche toi et prends le tabouret, doucement, que je puisse suivre le mouvement… » Isabelle suivait les instructions, plaquée contre elle Muriel continua à diriger l’opération : « Bon, maintenant on recule de quelques pas pour s’éloigner de la fenêtre. » (La salle de bain a la forme d’un rectangle assez allongé. Près de la porte d’entrée, à gauche, le lavabo, plus en avant la baignoire, au fond, sous une fenêtre, un petit tabouret rond en plastique orange, à quatre pieds, dont Isabelle vient de se saisir). Muriel : « Ok, maintenant pose le tabouret. On fait demi-tour. » À chaque déplacement, à chaque pas, au moindre mouvement en avant ou en arrière, le manche qui les réunit fait son œuvre et, gardant toujours plus ou moins une main entre leurs cuisses, les audacieuses ne peuvent que constater le ruissellement de leurs désirs réciproques, leurs sécrétions toujours ...
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