1. Garce convertie en vaut deux


    datte: 03/04/2018, Catégories: Mature, Première fois, Tabou, Auteur: Baron-rouge,

    Suis du genre coincé. Une amie véritable m’en a prévenu un jour. L’excès mène toujours à son contraire. On choit de Charybde en Scylla. La prude que j’étais goûterait un jour au fruit défendu. Rapport mystérieux entre la sainte et la putain. Même volonté de s’humilier et d’idéaliser un destin. Il ne manquait pour cela que l'occasion et l’instrument du mal. Il apparut se nommant Dominique. Il était beau faisant tourner la tête des autres filles et collègues. Don Juan de bazar je ne pouvais qu’avoir du mépris pour un pareil personnage. Bref je le snobais au début et l’attirais de juste vers moi. Je n’étais pas je crois vilaine. Je cultivais cependant cet aspect froid et revêche que cultivent les anglaises. Blonde de peau laiteuse, je semblais au-dessus des contingences de la chair et du péché. Hitchcock eut goûté peut-être mon style. Dominique joua sur ce registre. Face à mon hostilité il fit profil bas d'abord me sachant amateur de vieux films et d’opéra. Il affecta de s’y intéresser. D’abord par jeu puis pour écraser les prétentions du fat je vins à entrer dans son jeu. Je tissais moi même un piège où j’allais tomber. Il avait pour lui cet instinct sûr chasseur. Au final il usa du piège grossier de l’envie. Il feint de s’intéresser à une autre, une blême rivale laquelle était supposée partager tous mes goûts. Comparer suffit à piquer toute vanité. Je fus dans une rage folle. Je ne fus pas peu étonnée moi-même de ma réaction. Il m’a toujours importé de me maîtriser. J’avais ...
    à mes dépens parcouru un long chemin. Le poison après que cet homme m’eût mordu suivit son cours. J’en étais bouleversée. Il me parut terrible de découvrir que j’étais mordue et enchaîné. Que faire ? Je voulais m'enfuir. Mes pas me ramenaient à lui. Il y eût une scène. Je l’invitais un soir lui balançant mes vérités et lui signifiant son congé. Je bu plus que de raison, m’emportant et fondant en larmes. Un instant après que nous fûmes seuls dans la voiture, le monstre abandonna tous égards. Je rencontrais pour la première fois le mépris dur et glacé d’un homme. Je découvris qu’une telle muflerie au contraire me ravissait. Il alla loin me traitant de petite bourgeoise. Il m’insulta et dénigra ma vie et mon mari. Je voulus le gifler. Les coups s’abattirent sur moi. Ce fut d'une rare v******e. Aujourd’hui je dis avoir mérité cela. Qu’étions nous venus faire dans ce bois à cette heure ? Il y avait là de rares promeneurs et des types bizarres. Dominique n’avait cure qu’on nous vit. Il usa et abusa de moi durant une heure. Les yeux brouillés par les larmes je distinguais dans la brume le visage dur du bourreau. Celui-ci triomphait. Mon humiliation ajoutait sûrement à son plaisir. Son plan marchait. Il sortit pour se dégourdir les jambes. Sous la lune il tirait calmement sur sa cigarette. Je revins complètement bouleversée. Mon pauvre mari ronflait. La douche ne sembla laver l’ampleur du péché. Il était bon que mon mari partit tôt. Je n’aurais pu affronter son regard. Au bureau je ...
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