1. Réconfort & vieilles dentelles. I. Marcia (5)


    datte: 11/04/2018, Catégories: Hétéro, Auteur: Docsevere,

    Nous étions mi-septembre. Six mois s’étaient écoulés depuis la dernière visite de Marcia. J’avais son numéro de portable, elle avait le mien, mais jamais ne nous téléphonions ni ne nous envoyions de s.m.s. Pour nous dire quoi ? C’était mieux ainsi. Quel intérêt d’entretenir une relation ennuyeuse où nous aurions échangé des banalités ? Et puis ses venues-surprise étaient toujours un plaisir. Et nous conservions ainsi – moi surtout – notre liberté, dont je profitais un peu. J’avais d’autres « maîtresses » avec qui les relations étaient aussi espacées, à part de temps en temps une semaine de vacances ou un week-end ensemble. Evidemment, sans nous enquérir de ce que nous devenions, il y avait un risque qu'il n'y ait plus jamais de suite. Moi je lui avais dit que je ne voulais aucune relation sérieuse et encore moins une nouvelle vie à deux avec quiconque. Mais elle n’était pas un lapin de six semaines, et elle connaissait la vie : bien qu’elle n’eut pas exprimé de doute lors cette mienne affirmation, elle devait bien penser qu’un jour elle me trouverait ayant entamé une relation durable et exclusive avec quelqu’un. Ce qui ne l’avait pas décidé pour autant à prévenir avant de débarquer à l’improviste, elle préférait en prendre le risque, au risque d’être déçue. En même temps, elle pouvait penser qu’ayant pris autant de plaisir lors de nos petites galipettes, même engagé je pourrais céder à la tentation de remettre le couvert avec elle, pour une petite partie discrète, ni vue ni ...
    connue. Le besoin, peut-être, chez certaines femmes d’évaluer le désir qu’elles peuvent encore nous inspirer, de tester leur pouvoir de séduction restant, et de le comparer avec celui d’une autre. Mais simplement, bien qu’elle ne me connaisse que très peu, il était logique aussi qu’elle pensât que si je ne voulais plus la voir débarquer chez moi de façon impromptue parce que j’avais quelqu’un, je pouvais tout simplement la prévenir à l’avance sobrement par texto. Bon, il faut avouer que ça aurait été peu délicat, peu galant, un peu lâche, et peu reconnaissant envers celle qui m’avait redonné goût à la vie, et m‘avait tant donné sur le plan sexuel. Pour moi une visite d’elle serait toujours un cadeau-surprise ; quel homme se plaindrait de voir débarquer à l’improviste une femme toute chaude, pleine de désir, d’envie de plaisirs sexuels, surtout après de longs mois sans l’avoir vue, espace de temps suffisant pour qu’elle lui manque ? Et le souvenir de nos ébats tellement jouissifs laissait toujours présager d’un véritable feu d’artifice, une fête des sens, un moment unique de félicité intense. J’étais donc autant attaché à la surprise qu’à son évènement même, tant l’effet d’imprévu décuplait le plaisir de cette rencontre, de ce partage sensuel et charnel. Il est possible au demeurant qu’elle fut passée certains soirs où je n’étais pas encore rentré ou alors que je fus sorti, mais elle me n’en fit jamais part ensuite. J’avais repris le boulot depuis presque trois semaines, ainsi ...
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