1. Perle de Guinée -2


    datte: 13/04/2018, Catégories: fh, couleurs, bain, forêt, amour, Oral, pénétratio, humour, aventure, Auteur: Tylodine,

    Résumé de l’épisode précédent : un jeune Français et une jeune Guinéenne se retrouvent abandonnés au bord d’une rivière, suite à l’attaque de leur pirogue. PERLE DE GUINÉE -Épisode 2 Lorsque nos lèvres se séparent, dans la semi-obscurité de ma petite tente, j’ai du mal à voir clairement le visage d’Anne-Marie, mais, à ma grande surprise, il me semble voir deux traînées brillantes le long de ses joues — Philippe, murmure-t-elle, j’ai peur— Tu as peur ? Mais il n’y a plus de danger ?— Tu ne comprends pas ce n’est pas la brousse qui m’effraie c’est moi, c’est nous, c’est cette pulsion, cette attirance qui me pousse à me comporter comme une chatte en chaleur ce n’est pas du tout moi— Ben il n’y a pas de quoi pleurer, moi aussi je suis un peu effaré par ce qui nous arrive, mais tu n’as rien à craindre de moi, je suis capable de me maîtriser— Ce ce n’est pas toi que je crains, mais ce sont mes réactions ! On se connaît depuis à peine une journée et je t’ai déjà aguiché sous la cascade, maintenant je t’embrasse— « On » s’embrasse !— C’est vrai mais tout va trop vite, et je sors d’une expérience douloureuse je je suis désolée— Écoute ne sois pas aussi stressée, rien de terrible ne nous est arrivé dormons encore un peu et demain matin on y verra plus clair, au propre comme au figuré, ça te va ?— Ou-oui La lune, presque pleine, diffuse une douce lumière dans notre abri de toile et, lorsque nous nous rallongeons, je ne puis m’empêcher de regarder Anne-Marie dont les yeux se sont clos. ...
    Anne-Marie, apparemment si autonome et pourtant tellement vulnérable. Je ne connais qu’un petit morceau de sa vie et elle ne sait rien de moi, pourtant je me sens responsable d’elle et pour rien au monde je ne voudrais voir se rompre les liens ténus qui se sont tissés au cours de ces dernières heures L’horizon se teinte à peine de rose lorsque je me réveille ma voisine dort encore et je m’efforce de quitter notre abri le plus doucement possible. La nature étant ce qu’elle est, je cherche un endroit tranquille pour satisfaire une envie pressante (minute poétique !) puis je descends vers la rivière, provoquant une belle panique dans une bande de macaques occupés à se désaltérer. Le soleil, encore bas sur l’horizon, diffuse une lumière rasante que la végétation découpe en rais multiples jusqu’à l’eau claire. Assis sur un bloc de basalte lissé par le courant j’observe le manège d’un héron qui profite de cette semi-clarté pour assurer sa pitance. Il ma vu, mais rassuré par mon immobilité, il reprend la pêche et en un éclair embroche un poisson de bonne taille. Trois balancements du bec et hop ! La proie disparaît la tête la première et je la vois nettement descendre, distendant de manière comique le long cou de l’oiseau. Plus haut vers la falaise, un mouvement attire mon regard. Anne-Marie est debout et une main en visière me cherche du regard. Je me lève et lui fais signe, provoquant l’envol paresseux du héron. Lorsque j’arrive à la caverne, un petit feu pétille et l’eau du café ...
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