1. La photo


    datte: 14/04/2018, Catégories: fh, Collègues / Travail, vacances, plage, amour, pénétratio, Auteur: Algo, Source: Revebebe

    Plage et soleil. De courtes vacances qui touchent à leur fin. Calme et bien-être. Ils ont infusé en moi durant ces quelques jours tranquilles. Ils sont en moi, à nouveau, bien installés. Mon esprit et mon corps se reparlent enfin, dans l’échange de ressentis. Mon corps les capture, mon esprit les transfigure. Alors que mes pieds nus se pressent sur le sable chaud, la perception de la morsure piquante est adoucie par la caresse d’un vent léger coulant sur la peau que mon corps dénudé lui offre. Pudeur impudique salvatrice, un peu de tissu blanc retenu à ma taille par les deux nœuds d’une cordelette empêche Zéphyr de me lécher plus intimement. Mon esprit prend pleine conscience de mon corps en mouvement, de ma peau qui frissonne et épouse au plus près une musculature bien dessinée, souple, ferme, allongée ici, plus arrondie là. Conscience aussi du galbe tendu de mes seins en liberté qui accompagnent d’une connivence espiègle la chaloupe de ma démarche. Ce que je dis ici sans retenue sur mon physique, sur mon allure, n’est que la vision sublimée qu’en a ma compagne du moment. Ce sont ses mots que je reprends. Je ne vais quand même pas la contredire à ce sujet, non ? Elle m’attend un peu plus loin, lève son reflex qui me prend pour cible. Je me sens violée par l’objectif, qui capture la lumière de mon corps, mais en est aussi passionnément le captif. Il est là, dressé vers moi, prolongement ambigu sinon viril de mon amie, amante, aimante et plutôt troublée. J’entends un clic, et ...
    plusieurs autres en rafale, orgasme mécanique déclenché par un doigt taquin posé sur le bouton sensible. Je suis prise, aspirée, traitée, pixellisée, happée par une carte mémoire qui ne sait pas encore le plaisir qu’elle dispensera quelques jours plus tard. ooooooooooooooooooo Quelques jours plus tard De retour au boulot, je croise dans un couloir un de mes collègues dont je sais qu’il ressent pour moi un peu plus que ce qu’il ne montre. Je lui lance avec chaleur : — Salut ! Je suis revenue. Finies les vacances !— Oui, je sais, je viens juste de voir ta copine. Elle m’a montré vos photos pleines de soleil. Je vois que ton minois en a bien profité Ah ça, elle a fait vite la copine. J’espère qu’elle est restée discrète et a mis de côté l’une ou l’autre photo plus intime. Bien que, la connaissant, il ne serait pas étonnant que — et pas seulement ton minois ! rajoute-t-il, avec une petite gêne évidente dans le ton. Bon, voilà, le doute est levé ! J’ai envie de l’asticoter un chouïa, mon petit voyeur profiteur, histoire de l’embarrasser un peu, gentiment. Tout en lui dardant un regard perçant, je lui susurre, taquine : — Hé, coquin, tu t’es bien régalé en zieutant certaines photos ? Mais qu’a-t-il ? Il est tout désemparé. J’ai dans l’idée que la photo lui a bien échauffé l’esprit, et pas que l’esprit sans doute. — Bon, je ne sais pas toi, mais moi, je vais manger ajoute-t-il d’une voix faussement détachée. Oh la fripouille qui n’assume pas ses pensées égrillardes ! Je ne sais quel ...
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