1. Le cahier jaune


    datte: 15/04/2018, Catégories: fh, couple, Voyeur / Exhib / Nudisme, noculotte, Oral, Oral, nopéné, sm, journal, Auteur: Patrik,

    Ce matin, pour ne pas changer, il pleut ; tu es déjà partie travailler. De mon fauteuil, je regarde le ciel gris, mon cahier à la couverture jaune en main. Je soupire. Je devrais pourtant me réjouir d’être de repos aujourd’hui, mais je n’aime pas être seul ; je préfère nettement quand tu es là, à côté de moi. J’aime ta simple présence, ton habitude de parler pour meubler le silence, ta façon virevoltante de remplir l’espace autour de moi Je détache les yeux de ce ciel trop décevant ; j’aurais préféré un petit rayon de soleil, mais en ce début d’année, il ne faut pas trop espérer ! Alors je tourne les pages de mon cahier jaune, celui dans lequel je confie mes fantasmes te concernant et que je te fais lire quand je n’arrive pas à te les formuler à haute voix. Ça t’amuse beaucoup, tu es nettement plus directe que moi ; pour toi, un chat est un chat. Ton vocabulaire de gros mots est incontestablement plus étendu que le mien ! Sans parler de tes expressions imagées Tu es une femme très libre et libérée, quasiment sans autre limite que ta fantaisie ou ton humeur du moment. Nous deux, assurément, ce sont vraiment les extrêmes qui s’attirent ! Je tourne les pages. Un passage me saute aux yeux : « Comment peut-on aimer une femme de façon aussi disparate, allant d’un extrême à l’autre ? Cette question, je ne me la pose plus puisque je la vis chaque jour avec elle. J’ai renoncé depuis un certain temps à vouloir la résoudre. » C’est vrai que je me pose parfois trop d’interrogations ; ...
    le pire, c’est que je ne me souviens pas parfois d’y avoir déjà répondu ! Je perds parfois la mémoire : ce cahier jaune en est la preuve ! C’est tout de même étrange de se relire et de redécouvrir celui que j’étais quelques mois ou semaines auparavant. Un autre homme que moi dans lequel je ne me reconnais pas toujours, mais que ces pages noircies mentionnent. Même si ce cahier n’est prévu que pour une seule et unique lectrice, il est rare que j’écrive directement à celle qui partage mes jours et mes nuits en lui disant « tu » ou « toi » : j’utilise la plupart du temps la troisième personne du singulier ou des expressions comme « ma femme », « mon amour », et parfois des choses plus crues comme « ma pute » ou « ma salope » Oui, certains mots Je tourne la page et je lis alors : « Il n’y a pas à dire, j’aime beaucoup quand ma femme s’habille en pute sexy ou en belle pouffe excitante ! Rien de tel pour l’hygiène du zizi et de la libido ! » Là, je m’étonne de moi-même d’avoir écrit un truc pareil ! Ma femme déteint sur moi quant au vocabulaire ; et encore, ici, c’est très, très soft ! Tiens, ici, je me répète : « C’est très excitant d’avoir pour femme une belle pute ! C’est aussi très amusant de se demander d’où viendra la nouveauté, car je reconnais qu’avec ma femme belle et perverse j’ai de quoi avoir diverses satisfactions ! » C’est bien vrai, ce que j’écris ici : j’ai bien des satisfactions avec ma femme. Je réalise alors que, nulle part dans ce cahier, je n’utilise son prénom ...
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