1. L'homme qui rêvait trop


    datte: 16/04/2018, Catégories: Première fois, Auteur: Pacifier30,

    Voici une histoire érotique brève de mon cru, écrite spontanément au fur et à mesure avec un écran tactile frustrant... :) Il était debout sur la montagne stérile qui l'avait accueilli lorsqu'il décida de s'exiler du reste de l'humanité. Il avait encore espoir et passions timides au plus profond de son âme, ses souvenirs l'habitant tellement qu'il ne pouvait plus accepter son déni de la réalité. Il était himain et tentait de l'oublier depuis si longtemps que ses yeux s'emplissèrent d'une tristesse profonde mais il avait appris à rester fort lors de moments aussi éprouvants. Le ciel s'éclaircissait lentement, laissant filtrer quelques rayons parmi les nuages, ce qui lui rappela l'enjeu auquel il devait faire face. Il décida de descendre de la montagne vers un boisé qui dégageait des notes de lavande mais aussi de pin. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à celle qui l'avait tant aimé, mais qu'il avait abandonnée afin de ne pas l'intoxiquer du poison qui régnait aur son esprit. Elle avait continué sa vie depuis longtemps, même si une partie d'elle l'aimera toujours, mais il était trop tourmenté pour accepter ses regrets face à leur passé ensemble et tous les rèves qu'il entretenait encore pour se faire mal, pour se rappeler qu'il était humain. La descente fut aisée et bien que son corps épuisé criait famine, il avait en lui une telle énergie que même ses pulsions de mort ne pouvaient l'empècher de continuer sur son chemin. Puis, provenant d'une clairière, une odeur le surprit: ...
    il ne connaissait pas cette odeur, semblable à celle du citron, de la sauge brûlée, du pin mais aussi quelque chose d'autre qui lui échappait. Ses vêtements étaient si serrés sur sa peau qu'il les enleva. Il était un bel homme, plutôt grand et mince, mais son visage était si ravagé par la solitude qu'il en était effrayant. Il avait connu la peur. L'amour aussi. La perte d'êtres chers lui donnait envie de vivre pour eux, pour sa mémoire de l'amour qu'ils partageaient jadis. L'odeur devint enivrante. Son corps frémit, sa colonne et son visage se détendant, pleins d'une vigueur surgie de l'oubli comme la grêle sodaine de mai, frappant ses peurs de plein fouet, les estompant. Puis il aperçut une femme au loin qui méditait sur un rocher d'ine dizaine de pieds de hauteur. Elle avait une posture si paisible, chacun de ses souffles si lents et paisibles que son corps nu semblait en harmonie avec la vie. Elle l'avait aperçu depuis quelques jours déjà, attendant en paix de voir s'il s'éveillerait de sa torpeur. Puis elle souria, ses lèvres irriguées, ses yeux empreints d'un désir qui semblait la tentaliser. Il sentit son odeur puis s'approcha lentement mais d'un pas décidé, pressant le pas un peu plus, son front et ses yeux envahis par un désir de se partager avec cette étrangère nue, dans ce pays empreint de solitude et de souffrance, encore sauvage et peu affecté par les humains et leurs ambitions, peurs et cruautés allant contre nature. Elle sentit en elle un frisson partant du bas ...
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