1. Bérénice (24)


    datte: 03/05/2018, Catégories: Transexuels, Auteur: Mlle_Helened,

    47. Patrice découvrit pour la première fois le modeste deux-pièces de son amante si spéciale. - sers-toi à boire, lança Alice depuis la salle de bains. Je te laisse fouiller dans les placards. Fais comme chez toi. - merci mon cœur. Il se contenta d’un coca. Pas de bière dans le frigo et il était encore trop tôt pour le whisky. Alice apparut un quart d’heure plus tard dans sa robe rouge, en collants clair et escarpins à bride assortis. Elle avait aussi retouché son maquillage, accentuant encore plus ses yeux. Patrice se figea, la bouche grande ouverte. - je te fais tant d’effet que ça ? - au-delà de toutes mes espérances. Si je ne me retenais pas mais je préfère me réserver pour ce soir. Si d’habitude tu es ravissante, ce soir tu es sublime. Patrice prit Alice en photo avec son portable et l’envoya aussitôt à Bérénice. La réponse fut quasi immédiate « sublime ! Tu es plus belle que moi. Je suis jalouse ! Grrr » - je t’invite au restaurant, annonça Patrice. - d’accord, dit Alice, qui ne savait plus quoi faire ni quoi dire. Elle passa son manteau qui arrivait sous la robe. Ils sortirent dans la rue. La nuit étaient tombée. Les passants rentraient chez eux et les ignoraient superbement. Alice souffrait un peu à cause de ses chaussures neuves et un peu plus hautes que celles qu’elle possédait. Cependant, la bride de cheville procurait une sensation nouvelle. Mais rien de comparable à l’air froid qui s’insinuait entre ses cuisses. Patrice la tenait par la main, comme si elle était ...
    sa femme. Encore une fois, ça lui faisait tout drôle d’être dans le rôle opposé. Ils entrèrent dans le restaurant. Le maitre d’hôtel la débarrassa de son manteau et les accompagna à leur table. Les têtes se retournèrent sur elle alors qu’elle traversait la salle. Elle s’installa, genoux serrés, tirant sur le bas de sa robe pour cacher ses cuisses. - tout le monde me regarde, chuchota-t-elle - c’est parce que tu es la plus belle. - ou la plus vulgaire. - mais non, ne t’occupes pas d’eux et profite de ta soirée. - et toi ? Ça ne te fais rien de t’afficher avec enfin avec un une - non, pas du tout. Au contraire. Je suis très fier d’être accompagné d’une aussi jolie femme. Alice sembla rassurée. Malgré quelques regards appuyés, elle passa une très bonne soirée. Le restaurant était bon, sans être extraordinaire. Patrice régla la note. Le maitre d’hôtel aida Alice à passer son manteau. Ils longèrent le quai un moment, appréciant le reflet de la pleine lune sur l’eau calme du bassin. - on rentre ? demanda Alice. J’ai un peu froid. Et mal aux pieds aussi. - oui ma chérie, on rentre. Je peux t’embrasser ? - si tu veux. Alice se montrait passive. En fait, elle ne savait toujours pas comment se comporter. Elle n’aimait que Bérénice et appréciait seulement Patrice. Si ça ne tenait qu’à elle, elle se serait contentée de sa liaison avec Bérénice. Sauf que cette dernière ne l’entendait pas de la même façon. Et puis, ce n’était pas parce qu’on était habillée en femme qu’on en était une pour ...
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