1. La canicule (1)


    datte: 31/05/2018, Catégories: Gay, Auteur: beauvit,

    La canicule. Voilà six jours que dure la canicule. La ville étouffe, les rues sont presque vides, les rares passants cherchent l’ombre en longeant les murs. La nuit est venue, il est 22h 30 ; mon film à la télé vient de s’achever. Je suis vautré sur mon canapé, à poil, suant, malgré les fenêtres grandes ouvertes pour faire des courants d’air. Il fait 30 degrés dans la pièce. Impossible d’aller dormir. Je vais un instant sur le balcon, au risque de me faire repérer dans ma tenue d’Adam, mais heureusement les terrasses voisines sont vides. Un léger souffle d’air, venant de la Garonne, caresse ma peau humide et brûlante. Au lieu de me coucher, je décide de sortir pour profiter d’un peu de fraîcheur en allant me promener au bord du fleuve. Après avoir pris ma troisième douche de la journée et m’être essuyé superficiellement, j’enfile un short bleu marine, à même la peau car un slip me tiendrait trop chaud et un débardeur blanc, qui dégage bien mes épaules, mon cou et mes bras. Je gagne les quais et je descends sur le chemin qui borde la Garonne. Il fait un peu meilleur, grâce à la brise et à l’humidité dégagée par le fleuve. L’ombre des platanes du quai, crée des zones d’obscurité. Quelques couples traînent sur les bancs ou sont étendus sur l’herbe, tout occupés de leurs petites affaires. Soudain la vue d’un couple d’hommes arrête ma marche. Je suis intrigué car ils s’embrassent sur la bouche passionnément, tout en se caressant sur les fesses pardessus les pantalons. J’ai 45 ...
    ans, je suis veuf depuis deux ans et condamné depuis à l’abstinence, car j’ai trois fils à élever. Depuis hier ils sont partis en vacances avec des copains, me laissant seul. Pourquoi la vue de ces deux hommes m’a-t-elle provoqué un début d’érection ? Pourquoi suis-je resté immobile, caché par l’ombre portée des platanes ? Je dois dire que les deux mecs n’étaient pas mal foutus. Leurs maillots et leurs jeans moulaient des corps bien balancés et virils ? L’un devait avoir la trentaine et l’autre avait à peu prêt l’âge de mon fils aîné (20 ans). Ce constat a encore augmenté mon trouble. A part nous trois, il n’y avait personne sur cette portion de quai mal éclairée. Moi, comme paralysé, planté dans mon coin d’ombre, le sexe en feu, je voyais les deux mecs s’écarter l’un de l’autre pour ôter leurs maillots, puis se tâter la poitrine, frotter leurs braguettes et reprendre leurs étreintes ; le plus âgé commençait à déboucler la ceinture du plus jeune lorsque je fus saisi par le cou et ceinturé par des bras vigoureux et j’entendis une voix chuchoter à mon oreille ; « Alors on joue au voyeur ! Cela t’excite ? » J’essayais en vain de me dégager, mais la prise de mon agresseur était solide. Sans me laisser le temps le temps de lui répondre, il interpellait les deux mecs en pleine action : « Paul, Jonathan, il y a un curieux qui s’intéresse à vous ». Se rajustant, Paul et Jonathan, puisque ce sont leurs prénoms, se sont approchés de nous, tandis que mon agresseur me poussait vers un ...
«1234»