1. Espion


    datte: 01/06/2018, Catégories: Anal, Humour sexuel, Première fois, Auteur: Baron-rouge,

    ’ai longtemps été pris pour un idiot de village. Ceux qui me fréquentent aujourd'hui ne comprendraient pas la réputation dont j'étais affublé à l'époque. Il en reste peu de témoins à présent ou du moins dus-je en croisais-je ce jour-là au cimetière. On y enterrait mon ami Gontran. Celui-ci était le seul pour qui j’avais conservé une profonde affection et témoigné une sincère gratitude. Il m'avait pour dire initié à la musique et à la poésie. Il avait sûrement trouvé en moi un frère bien que nous eûmes plus de vingt ans de différence. Tout cela est loin maintenant. Je ne pus m'empêcher de songer à Magalie sa femme. Des méchants ne s'épargnèrent pas de dire du mal d'elle. Il la tenait pour responsable des années de dérive de Gontran et de son naufrage final. Il est vrai, elle l’avait quitté pour un autre. Un de leurs bons amis. Tout cela avait paru le summum de la trahison. Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Je trouvais ce procès injuste. Non pas que Magalie ne fut coquine mais je savais que Gontran l'avait sincèrement aimé. Devant elle, il me disait souvent en riant : la Muse est volage. Je baissais les yeux devant cette fascinante créature, brune aux yeux de jais. Je compris qu'on pouvait souffrir pour elle. En ce temps trop de choses m'échappaient. J'étais niais. Aujourd'hui je ne reconstitue qu'après coup. Je ne parviens pas pourtant à avoir de jugement plus sévère pour cette femme. Je lui trouve des circonstances atténuantes. On comprendra mieux après. ...
    Elle eût en effet des générosités pour moi. J'ai grandi entre ses bras. Il me faudra commencer par le commencement. Je ne les voyais Gontran et elle que furtivement dans leur appartement. Elle passait toujours en coup de vent. Les méchantes langues disaient qu'en guise d'occupation elle allait voir ses amants. Gontran disait que c'était un oiseau épris de liberté. Je sus pourtant un jour que c'était vrai. Elle avait un monde tout empli d'hommes. Ceux-ci gravitaient autour de cet astre noir. Je n'ai jamais pu faire la part entre ces deux images : sorcière ou fée. Moi-même je percevais sa f***e gravitationnelle. Tel un damné j'obéissais au branle autour. Elles excitaient l'ire des autres femmes. Sa réputation était exagérée. On ne prête qu'aux riches. Il est avéré qu'elle ne pas fit le dixième de ce qu'on lui comptait. Cependant elle était pécheresse. Elle s'en flattait assez. Il m'est demeuré mystérieux que Gontran ait pu être si indulgent à son orgueil si diabolique. En ces temps de limbes, seuls les faits purent peu à peu me dessiller les yeux. Une première fois je fus témoin en un estaminet de la rencontre de la belle avec un homme que je savais bon ami de Gontran. En peu de temps il parut que ces deux-là étaient amants. Ils roucoulaient. Me gardant de me manifester je pus à loisir observer leur manège. Je n'en croyais pas mes yeux. La danse de séduction émanait principalement d'elle. On eût dit un serpent se tordant autour d'une proie. Elle était ce jour-là fardée plus que ...
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