1. Le transfert


    datte: 23/06/2018, Catégories: f, Collègues / Travail, fantastiqu, Auteur: Jeff169, Source: Revebebe

    Je me sens moite, nu sur le fauteuil médical, ça commence à me coller le dos. Toutes ces électrodes sur la tête me donnent des picotements et puis il y a l’infâme breuvage ingéré qui me donne la nausée. On ne peut pas dire que l’ambiance soit détendue et ça ne me rassure pas. J’ai alors une pensée envers les animaux que nous employons à nos recherches. Non, les paillasses, les cages, tous ces fils, l’électronique, bien que ce soit notre lieu de travail depuis un an, ce n’est pas rassurant. C’est là qu’on s’échine du matin au soir quand ce n’est pas la nuit : le labo de neurobiologie expérimentale. En plus, normalement, je n’y suis pas la queue à l’air ! Nos fauteuils se font face et c’est un peu gênant bien sûr. Ne pas prendre le moindre risque d’électricité électrostatique, plus tout le fatras d’électrodes : exit les fringues. Les fauteuils de face, ça en rajoute un peu, mais fallait bien que j’ai l’œil sur la console, prêt à stopper le générateur, et elle le contrôle des signes vitaux. Après un moment de tension, on se sourit, puis on commence même à rigoler un peu. Nous savons que ça va bien prendre un quart d’heure avant que l’on parte dans les vapes, alors autant se détendre. Pas la peine de stresser. On ferme les yeux pour se calmer, mais on les rouvre aussitôt. Alors on se regarde. Tiphaine est vraiment canon. De la façon innommable dont elle se fringue habituellement, c’est plutôt quand elle est à poil qu’on s’en aperçoit. C’est une belle blonde à la peau mate, ...
    athlétique mais sans lourdeur, sauf peut être ses jolis seins qui sont généreux. Nous sommes légèrement allongés sur les fauteuils médicaux, façon cabinet dentaire. C’est carrément indécent. Sur le coup, la chatte noire de la blonde m’a surpris, puis j’ai trouvé ça plutôt sympa. Ce n’est pas le terme en fait. Façon de parler : sympa, voilà un terme inapproprié, peut-être pour conjurer l’émoi ? J’ai le cœur qui bat, et après avoir fait plus ou moins semblant de ne pas la reluquer pendant qu’on se déshabillait, je me suis souvenu de l’entreprise que nous étions en train de mener. À côté de l’énormité de notre projet, il m’apparaît subitement ridicule de s’arrêter à ces pensées, plus dignes d’un potache que d’un chercheur. Maintenant, je commence à trouver le temps long, alors que je vois Tiphaine me tirer la langue pour s’occuper. Elle a vraiment un beau visage, des yeux bleus, les pommettes hautes, un regard tantôt grave et mystérieux, tantôt une moue polissonne. Elle a beau faire des grimaces, elle est belle. Et puis au labo, on a l’habitude de la voir déconner, c’est une sorte de seconde nature. Tiens, voilà quelle s’agite un peu sur son siège. Toujours en me tirant la langue, elle oscille son corps pour faire balancer ses nichons de droite à gauche, mais qu’elle est con ! Faut toujours qu’elle trouve un truc. Je n’avais pas vu à quel point ses seins étaient zut, voilà que ça commence à me faire de l’effet. Déjà que c’est assez gênant comme ça, je vais quand même pas me mettre à ...
«1234...10»