1. La clinique (1)


    datte: 01/07/2018, Catégories: Lesbienne, Auteur: katia75, Source: Xstory

    Je m’appelle Margaux et j’ai 42 ans. Pour me décrire, je suis de taille moyenne dans un corps proportionné, cheveux blonds tombant sur mes épaules et des yeux bleus, le cliché, mais je née ainsi. Je suis mariée à Mathieu mon ainé de 8 ans, et ce qu’il a tout de suite aimé en moi, comme beaucoup d’hommes qui se retournent sur mon passage, c’est ma poitrine, je porte des bonnets D pour contenir mes seins lourds et laiteux, je dis lourd et non pas retombant, j’y tiens ! Au mois de juin dernier j’ai rencontré Sonia, une patiente qui venait d’être admise à la clinique où je suis infirmière. Peu de temps après qu’elle se soit installée dans sa chambre, je lui rendais visite pour finaliser les derniers papiers administratifs. Sonia était une belle jeune femme de trente trois ans au teint légèrement mat, pas vraiment en chair, mais surtout pas maigrichonne. Elle s’était assise sur le lit tandis que je prenais place sur le siège visiteur muni de ma paperasse. Je vérifiais toutes les données qu’elle avait fournies auparavant, puis je lui posais la question rituelle : - Quelle est la personne à prévenir au cas où il y aurait une complication ? Ne vous inquiétez pas, il n’y aura aucun soucis, mais dès qu’il y a anesthésie même locale, je dois tout noter. Elle me regarda les yeux un peu hagards en haussant les épaules. - Je ne sais pas ? Personne. - Vous avez bien des proches, des parents ? - Je n’ai que ma mère qui est en Alsace, mais je n’ai pas envie de l’inquiéter. Ca ne fait que ...
    quinze jours que je suis dans la région, j’ai personne de vraiment proche. Débita-t-elle d’une mine tristounette. - Vous n’avez pas un petit ami, même si ce n’est pas Je réfléchissais au terme que j’allais employer, puis je lâchais : officiel ? - Si j’avais un petit ami, ce serait plutôt, UNE. Appuya-t-elle en me défiant presque de son regard avant de le baisser. - Je vous ai dit qu’il n’y avait aucun risque pour votre intervention, mais j’ai besoin d’un nom et d’un numéro de téléphone, alors donnez-moi celui de votre maman s’il vous plait. Elle releva son visage et son regard se ficha sur mon badge. - Alors vous avez qu’à inscrire Margot, et votre numéro de téléphone car je ne le connais pas. Ne voulant me donner les coordonnées de sa mère ni de qui que ce soit, j’inscrivais à contre cœur les miennes. Puis je me levais pour repartir. - Maintenant vous allez vous mettre en tenue de nuit, le docteur anesthésiste va passer vous voir, puis je reviendrais vous préparer pour demain matin. Désolée, mais pour ce soir ce sera la diète, alors si vous avez amené des friandises, gardez les pour demain après l’opération, d’accord ? A tout à l’heure. Je repartais à d’autres occupations dans le service, un peu attristée de penser à cette femme sans attache dans une région où elle venait de débarquer, et qui plutôt que de me dire qu’elle était vraiment seule, m’avouait sans détour son attirance pour les femmes. Je retournais dans sa chambre en fin d’après midi pour préparer le champ opératoire, ...
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