1. Un moment de détente (1)


    datte: 04/07/2018, Catégories: Lesbienne, Auteur: Conteur51,

    La vie professionnelle d’une femme n’est pas toujours aisée. J’avais travaillé sans relâche depuis le matin, sautant volontairement la pause déjeuner, et j’étais fourbue. Face à mon dévouement, mon chef de service, pris de pitié, m’avais autorisé à quitter mon poste plus tôt que d’habitude, et, tel un automate, je regagnais mon domicile. Arrivée sur place, je posais sans ménagement mon sac à main et me jetais avec délice sous une douche bienfaisant, délassante, pour oublier ma fatigue. Mes ablutions terminées, je pris quelques instants pour me regarder dans le miroir. Passant ma main dans mes cheveux noirs, raides et mi-longs, j’examinais la frange qui descendait jusqu’à mon regard. Un rendez-vous chez le coiffeur ne saurait tarder. Mon apparence faisait l’objet d’attentions de ma part, et je ne me plaignais pas de mon corps encore svelte et ma poitrine, certes normale, mais qui ne tombait pas malgré le fait d’avoir eu un enfant. Toutefois, mon teint un peu pâle, sans doute à cause de la fatigue, m’attrista et, saisissant un bâton de rouge à lèvres de couleur parme, je mis un peu de gaieté à mon sourire. Ainsi fardée, j’enfilais une tunique courte et pris la ferme décision de me reposer. Allongée dans le canapé, m’appuyant sur l’accoudoir dans une position que n’aurait pas renié une reine d’Egypte, je regardais une émission de télé réalité, sans intérêt, mais qui, au moins, ne me fatiguait pas l’esprit. Tandis que je visionnais distraitement ce programme, j’entendis la ...
    porte d’entrée claquer. Immanquablement, comme je m’y attendais, ce bruit fut suivi de la sonorité de chaussures que l’on jette rapidement, précédant de peu le claquement sourd d’un sac que l’on laisse choir à terre. Sitôt, la porte du séjour s’ouvrit sur une jeune fille de dix-neuf ans, la moue désabusée – syndrome des jeunes d’aujourd’hui comme disent nos anciens – les cheveux châtains longs glissant sur son dos, et s’approchant en soupirant. - Marre des cours à la fac, dit-elle d’entrée de jeu. Tu es déjà là ? - Comme tu peux le constater, fis-je. Je te remercie de m’avoir remarquée. Elle s’étira de tout son long. - Au moins, reprit-elle, tu as la paix là. - Ca n’a pas été le cas toute la journée. Elle se tourna vers le téléviseur. - Chouette, tu regardes ça, j’adore. Zappe pas, j’arrive. Elle se précipita vers la cuisine et en revins avec un gobelet en plastique contenant deux compartiments, remplis l’un de bâtonnets biscuités, et l’autre de pâte à tartiner. Saisissant un coussin, elle le jeta à même le sol, au pied du canapé, et s’y assit pour se divertir des aventures d’une bande d’écervelés. J’en profitais pour commencer à râler contre cette émission, j’avoue juste pour la taquiner. Elle se retourna pour me regarder et contre-attaquer. A cet instant, ses yeux se posèrent sur mon pieds qui, ma jambe étant repliée, se situait au niveau de a tête. - Géniale, me dit-elle, la couleur de ton vernis. Il me fallu un instant pour me rappeler que le matin même, et ce bien avant mon ...
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