1. SMS, un gars branché


    datte: 06/07/2018, Catégories: Entre-nous, Hétéro, Auteur: Jpj, Source: Hds

    Moi, je l'avais surnommé SMS. C'était un gars branché. Toujours, quand il venait me sauter il passait, avant, un SMS, comme qui dirait, pour prévenir. C'est mieux, non ? Surtout que, je suis mauvaise langue, je dis venir me sauter, en fait non, il venait me chercher pour me sortir, cinéma, soirée jazz, fête entre copains ou dîner chez la comtesse. Mais, sans coup férir, l'affaire se terminait immanquablement dans un lit, souvent le mien, à jouer de tendresse la bête à deux dos. En copains. Moi je ne rechignais pas. Quand j'entendais sur l'iPhone le tiout du SMS, mes chairs plissées s'ouvraient entre mes cuisses et lâchaient dans le gousset une giclée chaude et poisseuse annonciatrice de tendresse partagée. À tous les coups, comme réflexe de Pavlov irrépressible. Réaction physiologique d'autant plus surprenante que je ne me sentais absolument pas amoureuse ! Je l'aimais bien, SMS, mais sans plus, un copain, un bon copain... En fait, mes Amours passaient et lui restait. C'était ça. Les Amours, c'était comme dans les poèmes, les chansons, faut-il qu'il m'en souvienne, ... venait toujours après la peine ... les jours s'en vont ... je demeure... Lui, non. L'était toujours à l'heure, présent. Jamais il ne faisait faux bond. La baise, en fait c'était ça qui était spécial avec ce mec-là, SMS. D'ailleurs je n'étais pas la seule à penser ainsi dans le quartier. La petite factrice m´avait raconté, elle aussi, pareil. Vous savez la blonde avec son vélo jaune. Et la grande jupe qui vole ...
    quand elle distribue le courrier. En fait ce mec-là c'était un copain et on était contente, les filles d'ici quand il restait. Pour la nuit. Car, lui restait la nuit et prenait même le petit déjeuner, pas comme ces goujats qui filent au petit matin repus dès que l'on s'est endormies. En douce. C'était, SMS, ce que l'on appelle, un mec bien, quelqu'un de bien. En plus il allait acheter les croissants, de sa propre initiative et même préparait le café et ne venait pas vous tirer par les pieds pour vous faire lever mais plutôt, par un tendre câlin déclenchait votre éveil. Mais. Mais, quand on rentrait du cinéma ou du théâtre, il filait à la douche et attendait dans le lit que l'on se soit également douchée récurée. Il vous prenait dans ses bras pour la série standard des préliminaires : bisoux dans le cou, pâlot appuyé la langue et tout, malaxage de poitrine et trituration des tétons, caresses rapides du ventre des fesses de l'intérieur des cuisses, doigtage d'un majeur préalablement chargé de salive profond jusqu'à câliner le col, succion du bouton avec ronde de langue et même les grands soirs immiscion anale d'un auriculaire intrusif et hardi. La suite, classique, en missionnaire puis, après entracte je te cherche une canette au frigo, tu préfères eau qui pique ou bien Heineken, deuxième acte en levrette sans un mot sans une tendresse. Je ne dirai pas que je ne m'éclate pas, non, au contraire, je prends mon pied et en beauté. Mais c'est pas ensemble. Et ça ça me chagrine. Lui ...
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