1. Because I want you


    datte: 08/07/2018, Catégories: fh, jeunes, copains, Voyeur / Exhib / Nudisme, Voyeur / Exhib / Nudisme, fmast, hmast, regrets, internet, Auteur: Lilas,

    Charlotte a fait une grave erreur en couchant avec le père de sa meilleure amie, d’autant plus qu’elle est amoureuse de Vincent. Mais, cherchant à oublier ce dernier, elle succombe à nouveau aux charmes de Jean-Philippe.Que lui réserve l’avenir ? Parviendra-t-elle à gérer ses mensonges épuisants, et à assumer ses erreurs ? ------------------------------------ Quand je rentrai à la maison, fourbue, la tête en vrac, ma mère m’accueillit avec un petit sourire ironique. — Tiens, j’ai une fille cadette, quelle surprise Moi qui croyais l’avoir égarée à la clinique.— Salut maman ! jetai-je avec une désinvolture feinte, lui picorant la joue d’un baiser rapide. Ça va ? Ma mère ne répondit pas, mais pinça les lèvres. En fait, je me sentais un peu coupable, pour changer. C’est vrai que j’aurais pu la prévenir que je ne dormais pas à la maison. Les vers de terre n’en finissaient pas de gargouiller dans mon ventre malmené. Ça devenait vraiment une très mauvaise habitude chez moi. Si ça continuait, je finirais par développer un ulcère. Oh, et puis quoi, j’avais vingt-trois ans ! On n’est pas obligé d’avertir ses parents de ses moindres faits et gestes, à vingt-trois ans ! Je poussai un gros soupir et profitai de ce répit pour ouvrir d’un geste las le tiroir de "secours". Celui où y’avait tout plein de bonnes pilules pour vous soulager. Pendant que mon cachet d’aspirine pétillait joyeusement dans l’eau, je me massai les tempes. J’étais courbaturée de partout. Ce qui, après tout, était sans ...
    doute normal quand on avait baisé comme une nympho au bord d’une piscine. Et avant, dans un divan. Et encore avant, dans un clic-clac. — Ah, au fait, ton ami Vincent a appelé, reprit ma mère. Il a vraiment insisté pour te parler. Je lui ai dit que tu passerais le voir ce soir si je te revoyais un jour. Tu avais coupé ton portable ? Ah. Si. Prévenir ma mère des différentes variétés d’amis qui gravitaient autour de moi n’était peut-être pas une si mauvaise idée. À ces paroles, je me figeai. Ça y est, je recommençais à halluciner. Vincent, maman ! Il aurait fallu que je récapitule toute l’ironie de l’histoire. Je voyais d’ici le tableau. Oui, balourdée, comme un vulgaire sac de jute. Une semaine après m’être fait opérer des dents de sagesse, en plus, ça se faisait pas, ça ! On m’avait déjà pompée de soixante-six euros chez le dentiste deux mois auparavant, et la sécurité sociale étudiante avait mis au moins trois siècles à me rembourser. Et il y avait eu ce con de chirurgien-dentiste qui, une demi-heure seulement avant l’opération, avait daigné jeter un coup d’œil sur mes radios dentaires, et s’était exclamé : — Ah, mais ça ne va pas du tout ça. Finalement on n’enlèvera pas la quatrième, elle est trop près d’un nerf, on risquerait de vous paralyser la mâchoire. Et il s’était fendu d’un rire benêt. De mon côté, je ne voyais pas ce qu’il y avait de drôle. Savoir que j’étais passée si près d’une probable paralysie faciale aurait peut-être pu me faire sourire, si j’avais pour projet ...
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