1. La joggeuse avait la cuisse légère


    datte: 09/07/2018, Catégories: Plus on est, Auteur: Micky,

    A première vue, Aurélie pouvait paraitre une femme parfaitement épanouie. Agée de 35 ans, cette brune longiligne aux cheveux toujours noués en queue de cheval, remarquable par un nez type Gréco d'avant la chirurgie, semblait l'archétype de la superwoman, capable à la fois de mener une carrière de cadre dans une collectivité territoriale et d'élever trois enfants en bas âge, s'échelonnant entre cinq ans et six mois. Elle trouvait même le temps de courir deux fois par semaine et de faire admirer sa longue foulée souple et ses jambes fuselées à des mecs bien incapables de la suivre parfois. Aurélie avait en outre la chance de compter sur un mari très papa poule qui l'aidait à assumer la charge familiale. Bref, l'image de ce couple n'était pas loin d'être idéale et c'est ainsi qu'il était considéré dans son entourage. Mais comme toujours, derrière la jolie façade se cachait un hic. Chaque fois qu'Aurélie venait d'enfanter et commençait à retrouver sa ligne (au demeurant peu entamée, vu son mètre 77), elle ressentait une furieuse envie de faire l'amour que son mari avait toutes les peines du monde à satisfaire. Déjà éprouvé par son quotidien de prof conjugué avec ses devoirs de père, Damien bandait mou le soir et parvenait tout juste à présenter une érection acceptable le week-end après avoir un peu soufflé. Aurélie avait donc fait l'acquisition d'un gode électrique qu'elle activait aux toilettes pour se soulager. Elle n'en restait pas moins inquiète et le couple était allé ...
    consulter une sexologue pour lui demander conseil. La sexologue, une femme d'une cinquantaine d'années qu'on imaginait mal au lit, lui avait expliqué qu'il s'agissait d'un phénomène post natal parfaitement naturel que le temps se chargerait de régulariser. N'empêche : le temps passait et Aurélie avait toujours envie de baiser, au point qu'elle lorgnait les mâles acceptables dans son milieu professionnel, sans aller toutefois jusqu'à la drague, étant trop respectueuse de son mari, et surtout de ses enfants qu'elle couvait comme une mère poule. Mais si l'un de ces collègues l'avait coincée dans un bureau isolé, nul doute qu'elle l'aurait aidé à ôter son slip, quitte à protester pour la forme. Heureusement, il restait le footing, bien pratique pour se calmer les nerfs. Aurélie avait allongé la distance pour transpirer davantage. Elle faisait désormais partie d'une petite coterie de coureurs à pied au souffle long et à l'équipement perfectionné. Sa casquette d'où sortait sa queue de cheval, son tee shirt sans manches et son short étaient désormais bien connus. Dans son circuit, elle saluait des gars et des filles courant en sens inverse d'elle. L'un d'eux, grand, mince et blond, lui souriait un peu plus que les autres. Elle aimait son débardeur orange libérant des bras et des épaules musclés. Un jour, elle ne le rencontra pas. Mais il surgit dans son dos et courut à ses côtés. Tout en galopant, ils échangèrent quelques propos badins, démontrant l'un à l'autre leurs capacités à parler ...
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