1. Cours de physique


    datte: 10/07/2018, Catégories: fplusag, jeunes, profélève, école, intermast, pénétratio, init, Auteur: Anagneia,

    Dès le début, j’ai su que Lionel n’était pas un élève comme les autres. Juste cette façon qu’il avait eue de me regarder lorsque j’étais entrée dans la salle de classe, le tout premier jour de cours, pour me présenter. Pendant que je déclinais mon nom et mon petit discours de bienvenue, parcourant la salle des yeux, son regard m’avait frappé, avait failli me faire perdre le fil de mes idées et me mettre à balbutier comme une idiote dès la deuxième phrase. Ce regard sombre et ardent, comme deux trous noirs, juste sous les mèches foncées d’un jeune homme de dix-neuf ans qui n’avait, à priori, rien d’extraordinaire, assis à la deuxième rangée de ma classe de physique. J’étais habituée à ce que les élèves redressent la tête, surpris, quand j’entrais dans une classe pour la première fois. Cette année-là, c’était ma deuxième session dans une institution réservée uniquement aux garçons, et je crois qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’une femme comme moi leur enseigne les secrets des quantons et des gluons, ou de la physique quantique. Je dois avouer que je ne déteste pas l’effet que je produis sur mes élèves. J’adore surprendre sur moi de jeunes regards troublés, une certaine raideur dans leurs gestes lorsque je me penche sur leur travail, ou simplement une bouche un peu trop entrouverte lorsque je passe près d’eux en donnant mon cours. Je suis de ce genre de personnes qui étaient mignonnes toutes petites, puis deviennent graduellement, à mesure que s’approche l’adolescence, de ...
    plus en plus quelconques, de plus en plus ordinaires. Une petite fille brune aux grands yeux gris, rondelette et timide. Puis, miraculeusement, lorsque est arrivée la puberté, lorsque la femme en moi s’est épanouie, que mon proéminent bedon a foutu le camp, que mes hanches se sont élargies, mes jambes allongées, que mes seins ont fait leur apparition, discrètement d’abord, puis de façon fort remarquée, je suis passée de la triste catégories des ordinaires à celle des femmes belles. De ce genre, justement, qu’il est pratiquement impossible de ne pas regarder lorsqu’elles passent dans la rue. Je suis plutôt menue, sauf pour la poitrine, haute et ferme, terriblement ronde, tendue vers l’avant. Et j’affectionne particulièrement les jupes. Comme l’a dit un de mes ex,«Des jambes pareilles, c’est un crime de ne pas les montrer.» Par contre, je vous le dis tout de suite : je suis tout sauf une salope. J’ai travaillé d’arrache-pied pour me rendre jusqu’ici, et professeure de physique à l’université à l’âge de trente-trois ans n’a pas été une mince affaire à réaliser, je vous prie de me croire. Vous comprendrez donc que ma première apparition, en chemisier rouge tendu à craquer au niveau des seins et en petite jupe noire, a provoqué chez mes élèves un intérêt subit pour la physique. Surtout en ce qui concerne le charmant Lionel Lionel Blackley est un grand type de dix-neuf ans, au teint doré et aux cheveux sombres typiques du Pays de Galles, d’où il est originaire. Ses cheveux tombent ...
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