1. La rencontre


    datte: 10/07/2018, Catégories: ff, inconnu, vacances, plage, hotel, portrait, consoler, Auteur: Charline88,

    à cela. Michel, mon mari est décédé en automne, au mois de novembre, mais j’ai l’impression qu’il est toujours là ! Il m’arrive de lui parler la nuit, de lui tenir la main.— Pardon, excusez-moi ! Et moi qui vous parle de mes petits problèmes ! Ça doit être difficile pour vous de vivre cette déchirure !— Je n’ai pas eu vraiment le choix, c’est comme pour les enfants. Nous n’avons jamais pu en avoir, et pourtant, nous en avons consulté des spécialistes.— Je suis confuse d’avoir sans le vouloir, réveillé de mauvais souvenirs.— Oh ! Ne le soyez nullement ! Je suis assez grande pour les tenir en éveil toute seule, mes souvenirs, et puis c’est presque bien de me dire qu’il ne me quitte jamais tout à fait !— Bon ! Léo ! Reviens ici ! Nous rentrons !— Oui maman, j’arrive !— Vous m’autorisez à faire le chemin avec vous deux ? Tu veux bien que je te donne la main pour traverser la plage, Léo ? Tu me protégeras de tous ces gens qui sont sur notre chemin ?— Oui, Madame ! C’est moi l’homme de ma maman, maintenant ! C’est avec un clin d’œil complice que Claude saisit la petite menotte qui aussitôt, serre la sienne. C’est vrai que c’est un bout d’homme, haut comme trois pommes, mais un homme miniature quand même. Perdue dans ses pensées, la nouvelle amie du gamin retrouve un semblant de sourire. Ils avancent tous les trois, Léo entre elles deux, cramponnant d’un côté sa mère et de l’autre Claude. — Bon ! Nous voici arrivés ! Je vous remercie de votre agréable compagnie. Et toi petit ...
    bonhomme, je te souhaite une bonne fin de vacance.— Moi ! Je vais chez mon papa ! Il va venir me chercher ! Maman dit que je dois y aller ! Mais j’aimerais mieux rester à la mer !— Léo ! Arrête, tu veux ? Nous en avons déjà trop parlé ! Nous ne pouvons pas faire autrement !— Bien, je vais vous laisser là et regagner ma chambre. Peut-être, Agnès, que nous nous reverrons si votre séjour se prolonge un peu !— Oui dites je ne connais personne ici ! Si j’osais je vous demanderais bien un service.— Mais si je peux vraiment vous aider ! Faites ! Si c’est dans mes cordes, je veux bien vous le rendre.— Disons que le père de Léo me fait toujours très peur et que j’aimerais ne pas trop me trouver seule face à lui, alors— Vous voulez que je reste avec vous lorsqu’il viendra chercher son fils ?— Oh ! Oui si cela ne vous dérange pas bien sûr ! On pourrait se retrouver dans la salle de restaurant et dîner ensemble ! C’est là qu’il vient prendre Léo ! Vers vingt heures trente !— C’est dit ! Nous dînerons tous les trois ! Tu veux bien que je mange avec vous ce soir, Léo ?— Avec ma maman et mon papa ? Oui ! Ce sera bien ! J’aurai un cadeau ? Dis maman j’aurai un cadeau ?— Entendu alors, je vous retrouve au bar de l’hôtel vers dix-neuf heures quinze !— Merci, merci, vous ne pouvez pas savoir comme je me sens mieux, moins angoissée. -ooOOoo- Claude et Agnès se séparent et chacune rentre dans sa chambre. L’hôtel est grand, comportant cinq étages et les deux femmes ne sont pas du tout dans la même aile ...
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