1. Blackbird


    datte: 10/07/2018, Catégories: f, h, Collègues / Travail, Collègues / Travail, toilettes, fsoumise, hmast, scato, humour, Auteur: Lacépière,

    Elle vient de repasser. C’est pas vrai, la salope ! Elle l’allume, ou quoi ? Laurent Auclair, le plus jeune photographe de chez Blackbird, n’en peut plus de voir se trémousser la secrétaire du patron. Elle passe devant son bureau au moins deux fois par heure aujourd’hui. À chaque fois, il bande. Christine Faullon est la plus belle fille qu’il ait connue. La plus sensuelle aussi, mais la plus chaste en même temps. Elle est naturelle, inconsciente de la fascination qu’elle exerce et de tous les jaloux que fait son veinard de mari. Elle a quoi ? Vingt-huit ans ? On peut la croire angélique mais Laurent la devine ardente. Une aura de pureté émane d’elle ; seul un reflet cuivré dans ses cheveux platine laisse planer un doute sur son immatérialité. Il n’en faut pas davantage pour Laurent, puceau de vingt-quatre ans à l’imagination surentraînée. Mais Christine a les yeux verts comme une eau profonde, faite pour s’y noyer. Ses regards fascinent. Laurent est amoureux, alors ses obsessions l’embarrassent. À ses airs de femme-enfant, ses pieds de porcelaine et ses mains délicates comme des oiselets, Christine semblerait fragile si l’on ignorait sa voix posée d’alto, son maintien et ses courbes qui tendent, insolentes, ses trop sages étoffes ou parfois s’entraperçoivent par une échancrure. L’été dernier, il a surpris une vue plongeante de son décolleté : depuis la base du cou se fondant sous la gorge en un pâle dégradé de taches de rousseur, jusqu’à deux globes marbrés débordant de ...
    leurs bols en dentelle tendue. Il en tremble encore. Accoudé à la balustrade du balcon, il regardait, comme tous les midis, Christine monter dans sa voiture. Il aime l’observer. Devinant ses formes, il l’imagine nue. Il saisit parfois une vision fantasmagorique de ses fesses tendant sa jupe ou son pantalon. Il faisait chaud ce jour-là et elle était vêtue d’un débardeur kaki et de knickers en toile. Il y crut à peine. Il faillit lâcher sa cigarette. Le soir, il se masturba, comme chaque soir. Il pensa à Christine, à sa vision du midi. Il la vit à genoux devant lui, les yeux levés avec cette expression à la fois innocente et charmeuse qu’elle seule sait combiner. Elle tirait sur les bretelles de son débardeur pour exposer deux balconnets garnis de ses seins d’albâtre sur lesquels elle voulait – pour une raison obscure – qu’il éjacule par pintes. Il la barbouilla, sans respect, du visage au nombril. Trois fois. Laurent n’en reste pas moins un romantique. Il trouve qu’il manque de respect à Christine dans ses rêves éveillés. Après ces orgasmes volés, le remords et la culpabilité le rongent. Il préfère se branler sur des femmes qu’il n’aime pas. Christine est un être de beauté, qu’il se refuserait à salir de ses baisers. Elle est faite pour demeurer inaccessible, loin du sol et idéalement vierge dans son esprit. Quand l’appel de leurs corps corrompt ses sentiments, il croit qu’il cesse d’aimer. Ce qu’il désire au fond, pense-t-il, c’est la vénérer à genoux, sans la toucher. Sans même ...
«1234»