1. 22 févier 2048


    datte: 10/07/2018, Catégories: fh, hplusag, amour, Auteur: Nooz, Source: Revebebe

    serrant contre elle, et je reste dans cette position jusqu’au matin. Hier, nous sommes sortis hors du château – une nouvelle expérience – et nous avons visité Carcassonne comme un couple normal, la main dans la main. Nous avons couché dans une maison d’hôte proche du château et, pour la première fois, elle a noué ses jambes sur mes reins pendant le coït. Elle n’a pas joui, mais son corps a été parcouru par un frisson quand, en me retirant, j’ai arrosé sa vulve. Le lendemain, elle s’envolait pour Naples avec Jean-Joseph. Ces deux semaines ont été, pour moi, les plus heureuses que j’ai vécues depuis très longtemps. Ce matin, en me réveillant, je ne me sens pas bien. Déjà deux jours sans nouvelles. Arrivé à la salle commune, j’aperçois Hélène devant un bol de café noir. Avec son accord, je m’assieds en face d’elle. — Mal dormi ?— Je ne suis pas en grande forme effectivement, ce matin.— Selma vous manque ? J’acquiesce. — Je suis très heureuse pour Selma : vous lui donnez quelque chose que je n’ai pas pu lui offrir. Elle est radieuse, souriante, et c’est moi qui suis triste. Triste de ne pas avoir trouvé la clé de son bonheur.— Je n’analyse pas cela sous le même angle : vous l’avez sauvée. Sans votre amour, elle se serait détruite. Vous l’avez recueillie et donné un but à son existence.— Vous l’aimez ?— Je ne sais pas, mais quand elle n’est pas là, elle me manque. Je suis trop âgé pour elle ; certes, je suis son amant, mais aussi son grand frère. Je ne pense pas que nous ...
    puissions terminer notre vie ensemble. Un jour cela cessera, c’est une certitude.— Je ne vous pardonnerais pas si vous la quittiez.— Ce n’est pas mon intention ; c’est elle qui partira, et je serai certainement détruit pour longtemps.— Je m’occuperai alors de vous. Ses yeux en amande brillent et sa main serre la mienne ; je ne la retire pas cette fois-ci. Je travaille la journée sur l’organisation de mes notes quand un appel entrant résonne sur mon terminal. Mon cœur s’emballe ; Selma apparaît sur le bureau. Elle est dans son tailleur strict, la mine triste. — Bonsoir, Julien. Son expression me glace, une sourde angoisse me brûle l’estomac. — Je devais rentrer ce soir, mais je dois accompagner Hélène à Paris demain.— Tu me manques. Je suis rassuré, ce n’est que ça, je la rassure. — Toi aussi tu me manques. Ne t’inquiète pas, je t’attendrai bien au chaud dans notre lit. Son visage s’éclaire, je lui envoie un baiser ; l’image se fige et disparaît. La journée suivante est plus légère : le retour de Jean-Joseph, notre entretien matinal, l’avancée de mes travaux, tout me semble agréable aujourd’hui. Je me demande si je ne deviens pas amoureux d’une femme de huit ans ma cadette. 23 h 30 ; je me glisse sous les draps. Peut-être qu’au matin 0 h 10 ; le hall s’allume, une ombre furtive pénètre dans la chambre. Elle est debout, différente. Le premier indice, ses mains : elles sont manucurées et ses ongles colorés. Le tailleur, lui, n’a pas changé, mais elle est en talons. — Tu es très belle ! ...
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