1. Chroniques Saphiques. (4)


    datte: 19/09/2018, Catégories: Lesbienne, Auteur: lesbolover,

    Les sabots de la jument soulevaient la poussière blanche du sentier que la chaleur avait rendu plus sec qu’un pain de dix jours. Un soleil de plomb sévissait depuis le milieu de matinée, et Adria somnolait à demi bercée par le pas lent de sa monture écrasée elle aussi par la chaleur. Adria avait fait une halte pour se restaurer et abreuver sa jument et avait repris le chemin vers le sud. Elle n’avait croisé que de rares paysannes affairées aux champs. Le Temple des Déesses n’était plus qu’à quelques lieues, elle y demanderait l’hospitalité pour la nuit après s’être entretenue avec Valindelle la grande prêtresse. Adria se versa un peu d’eau de sa gourde sur le visage pour se réveiller, donna un coup sec des talons et la jument se mit au trop non sans rechigner. Elle força l’allure jusqu’à atteindre les bois du vaste domaine du Temple. Elle s’engagea dans le sentier et fut soulagée de trouver l’ombre fraiche des sous-bois. Après deux heures de cheminement elle déboucha des bois sur une grande plaine jaunie par le soleil. À l’horizon entre deux collines, se détachait, à peine visible le Temple des Déesses Les traces de sabots étaient fraiches. Yuri se redressa et regarda les traces qui disparaissaient dans les bois. Elle remonta sur sa monture et reprit sa route. Le Temple était immense. Un rempart de dix mètres flanqué d’une douzaine de tours le protégeait. Les sœurs et prêtresses étaient aussi des guerrières et leur ordre était neutre, ne prenant parti ni pour la Nostria, ...
    ni pour la Sustria. Aussi devaient-elles assurer leur propre sécurité, même si des traités de non-agression avaient été signés. Adria se présenta devant la double porte massive surplombée par le poste de garde. Une tête casquée apparut entre deux créneaux. — Qui va là ? — Je suis Adria, générale des armées de Nostria, je viens m’entretenir avec la grande prêtresse. Un moment qui sembla interminable à Adria s’écoula jusqu’à ce qu’enfin les battants de la porte ne s’ouvrent. Deux gardes l’accueuillirent, toutes deux très grandes couvertes de mailles de la têtes aux pieds, un casque à nasale sur la tête et armées de longs cimeterres. — Veuillez descendre de cheval Générale, nous allons vous escorter. Une jeune femme prit la jument par le licol et s’éloigna vers les écuries. — Suivez-moi. Adria emboita le pas d’une des gardes. Une femme à la peau noire, même si son harnachement ne laissait que peu de peau visible. Adria avait souvent combattu ce genre de femmes. Elles étaient redoutables. Elle se souvenait aussi d’une fois, sous sa tente de Générale en campagne, avoir passé la nuit avec une de ses lieutenants. Une belle Africaine à la peau d’ébène. Elle se souvenait encore du parfum musqué de son sexe, de ses lèvres douces et pulpeuses et surtout de sa soif inextinguible de sexe. Infatigable. Elles traversèrent un immense jardin pour aboutir devant les portes du temple. La garde fit signe à deux disciples d’ouvrir et elles entrèrent. L’intérieur était magnifique. D’innombrables ...
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