1. Le tabac privé


    datte: 22/09/2018, Catégories: ff, douche, fmast, intermast, Oral, 69, nopéné, initff, fhomo, Auteur: Charline88,

    Résumé des épisodes précédents : «L’erreur fatale » :Une erreur fatale : une bêtise et des moments très difficiles ! Mais qui peut jurer être à l’abri de pareille mésaventure ? «Une vie nouvelle » :Des jours faits de contraintes, de passages désagréables obligés. Et de nouvelles têtes à côtoyer. Le prix à payer pour solder ses erreurs. __________________________ Le dirlo a tenu parole. J’ai reçu un paquet de cigarettes qui est bien camouflé dans les fringues casées sur l’étagère. Celles que l’éducatrice est allée chercher chez moi. Un huissier aussi est venu me faire signer un acte des HLM. Ils veulent à tout prix récupérer l’appartement où je vis. Me voilà donc à la rue. Ça m’a fichu un coup au moral, cette histoire. Et depuis deux mois je croupis dans ce trou glauque. J’ai revu le directeur qui m’a fait appeler une fois par semaine. Je ne sais pas trop quoi en penser, mais dans la cour de promenade ça fait jaser. Les autres pensent que je balance et je ne sors plus du tout. Il faut dire que je n’aime pas la cour et ses groupes qui se font et se défont au gré des embrouilles des unes et des autres. Alors, ne plus sortir m’indiffère vraiment. Mais j’ai des compagnes de cellule qui défilent, et c’est stressant d’avoir toujours de nouvelles têtes, d’autant que la plupart ont des conversations assez limitées. J’ai l’impression que le gringalet qui m’appelle si souvent a des gestes équivoques. Bon, il ne me touche pas au sens strict du mot. Mais ses regards, sa manière de me ...
    déshabiller des yeux, il se passe quelque chose de pas net. Et les surveillantes aussi me soupçonnent de je ne sais quoi. J’ai le cul entre trois chaises. Mes codétenues d’un côté, puis les matonnes, et enfin le directeur. Tout concourt à me rendre la vie compliquée. Alors je me dis qu’après tout, autant s’adresser au bon Dieu plutôt qu’à ses saints. J’ai à nouveau une entrevue prévue avec lui à dix heures ce matin et je vais voir ce qu’il a dans le ventre. La blouse blanche qui m’emmène vers lui est aussi une nouvelle. Elle fait son job avec encore plus de zèle que les anciennes. Il est assis et se roule une cigarette. Je ne savais pas qu’il fumait. — Vous en voulez une ?— Non merci, je ne fume pas.— Ah ? Vous en faites quoi, alors, du tabac que je vous fais parvenir une fois par semaine ? Vous êtes une maligne, vous.— Je ne vous en ai demandé qu’une seule fois à mon arrivée.— C’est vrai, et j’en ai déduit un peu vite que vous que tu fumais, Mona. Tiens ! Je prends conscience qu’il vient de se passer un truc. Il vient de me tutoyer et de m’appeler par mon prénom ! Il sort donc du cadre de la réserve imposée par sa fonction. Je note, mais ne dis rien. Je sens qu’il se passe quelque chose de pas très catholique. Sa main sur la table s’est approchée de la mienne. Je ne bronche pas quand elles se rejoignent sur le plateau verni. C’est le seul être ici qui me considère encore comme une personne, mais ça ne lui donne pas tous les droits. Et quand il me tend un paquet de clopes ...
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