1. Petite histoire de ma vie, des mes amants, de ma bite et de mon cul. (1)


    datte: 04/10/2018, Catégories: Gay, Auteur: yannlakeu,

    J’avais envie de me faire sodomiser. Voilà, ami lecteur, une histoire qui commence mal. C’est d’une banalité affligeante penseras-tu peut-être. Tout le monde a envie de se faire enculer. Certes, mais sache bien que j’étais puceau. Oui, me diras-tu, puceau... l’histoire peut être intéressante... un pucelage qui saute... si c’est bien fait...mais bon, on en est tous passé par là aussi. Ça commence toujours ainsi. Il n’y a rien de bien original à perdre sa virginité, même du côté pile. Amis lecteur, tu as encore raison.... mais je précise que j’avais quarante ans quand je l’ai perdue. Et là, tu te dis peut-être que c’est moins banal. Se faire perforer pour la première fois à cet âge... je ne suis sans doute pas le premier, mais on peut se demander, d’emblée, pourquoi j’ai attendu aussi longtemps avant de connaître ce bonheur. Et bien tu vas l’apprendre et si, pour t’intéresser un peu plus, il te faut savoir aussi que ce récit est absolument authentique, et bien tu le sais maintenant. C’est l’histoire vraie, réelle, assurée et rigoureusement exacte de mon rectum et de ma rondelle, de ma vie privée et sexuelle, de mes amours interdites. Tous les personnages, toutes les situations ont été rigoureusement vécues. J’ai juste changé les noms et les lieux, car mon histoire ne m’appartient pas. Je ne suis même pas libre de faire connaître qui je suis. A quoi bon faire du mal à ma famille ? Je ne dispose pas, non plus de la vie de mes anciens amants qui se soucient assez peu que je la ...
    raconte ne serait-ce que très partiellement. S’ils avaient voulu faire savoir qu’avant de devenir d’honnêtes pères de familles, ils ont connu l’extase avec un garçon, ils l’auraient fait. Ce n’est pas à moi de les trahir. Je leur doit cette fidélité là. Et pourquoi sentir le jugement des autres qui me connaissent tels qu’ils me voient et pas tel que, complètement, je suis ? Seuls mes meilleurs amis savent, mais ils ne sont pas gays, ni de près, ni de loin. Ils m’ont juste écouté et ils m’ont fait du bien. Mais je suis un peu seul avec ma vérité douloureuse. Donc, j’avais 40 ans à peu près, j’étais puceau du cul et j’avais envie de me faire sodomiser, j’avais vraiment envie, très, je ne songeais qu’à cela... presque à l’obsession. Il faut dire que mes premières amours furent masculines à l’âge où je découvris les plaisirs du sexe. D’ailleurs, j’ai toujours su que j’étais gay, ou en tout cas que j’ai une vive préférence pour le sexe masculin, même si j’ai mis un temps très long à vouloir le savoir, à pouvoir le comprendre à définitivement l’admettre. Je me retrouve, je retrouve mon portrait dans les très belles pages du livre de Philippe Besson "Arrête de mentir" (que je recommande à mes lecteurs, tant pour sa qualité littéraire que pour son intrigue). A peu près la même époque, pas au même endroit; moi, je suis breton. Pas aussi brillant non plus; élève médiocre du bac A2, philosophie, Lettres et langues, étudiant plus méritant à l’université. Quel âge avait quand je me suis ...
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