1. Dans le noir (4)


    datte: 07/10/2018, Catégories: Hétéro, Auteur: Anthynéa,

    Toute la semaine qui suit cette escapade nocturne, tu ramènes sur le tapis ton désir de plus en plus présent d’une sexualité différente. Je persiste à faire la sourde oreille, mais pourtant tes arguments m’émeuvent bien plus que je ne te le laisse paraître. Je ne veux pas non plus te montrer combien ça m’excite d’imaginer qu’une femme, qu’un homme pourrait faire l’amour avec nous deux. Et j’en rêve moi aussi maintenant plus que de raison. Mais ma satanée frousse me colle au ventre, m’empêche aussi de franchir ce pas que tu proposes quasiment tous les jours depuis notre sortie. En fouillant ta veste aussi avant de la mener au pressing, j’ai trouvé une carte de visite. Je ne connais pas ces gens qui visiblement te l’on remise. Mais j’ai tout de même un doute. Ce blouson tu ne l’as porté que le soir de notre passage à « l’Effeuillage », alors de là à extrapoler et puis je te revois discuter avec le couple avant de quitter la boite. Possible qu’ils t’aient remis ce bristol à cette occasion ? Je le laisse ostensiblement trainer sur la crédence de la salle à manger. Je verrai bien tes réactions lorsque tu vas retrouver le carton. Pratiquement toutes les soirées et parfois même le matin avant le lever, nous faisons l’amour. Alors ça peut être rapide, mais bon j’avoue que ça s’éternise aussi le plus souvent. Surtout sur le canapé de notre salon qui, s’il pouvait parler Cette pensée d’un meuble qui causerait me fait sourire. Je t’épie à la dérobée, pour m’assurer de ce que tu vas ...
    faire avec la carte de visite. Mais tu ne la remarques même pas. Et de toute façon, je m’en fiche puisqu’entre nous tout va pour le mieux. Nous ne parlons plus non plus de nos deux amis qui se séparent. Chacun sa vie, chacun son destin et ma peine est juste intérieur. Et ce vendredi soir après notre douche alors que nous suivons distraitement un véritable navet sur le petit écran, je suis tentée par tes mains qui me caressent avec tendresse. Finalement c’est moi qui viens au contact et qui choisis la position qui va me donner un plaisir maximum ce soir. Mais je sais que tu aimes celle que je veux pour nos agapes sexuelles immédiates. C’est donc confortablement installée à genoux, que je reçois la visite de ta poupée bien bandée. Et c’est si bon que ce que tu me marmonnes pendant ce ramonage en règle que tu me fais subir, je n’en ai pas retenu deux mots. Ton sourire est un gage du plaisir que tu as pris en me labourant les reins avec ténacité. Je suis repue et bien calée dans tes bras. Tu me serres fort contre toi et cette fois le son de ta voix me parvient bien, clair et net. — Tu m’as donné ta parole, hein ! — Oui, enfin je crois, mais que voulais-tu ? Je n’ai rien compris, seulement entendu tes murmures — Ah ! Non ! Tu ne vas pas encore me faire le coup de la sourde, hein ! Surprise par ta réaction disproportionnée, je lève les yeux vers ton visage. — Mais qu’est-ce qui te prend ? Quelle mouche te pique donc ? — Tu m’as dit que tu étais d’accord, j’ai bien entendu ton « oui » ...
«1234...7»