1. Le monde des hommes-chiens. (3)


    datte: 10/10/2018, Catégories: Divers, Auteur: yannlakeu,

    Comme convenu Moolabhit vint nous chercher pour nous faire faire du tourisme et nous montrer le lieu où devaient avoir lieu les accouplements, si toutefois nous y consentions. Nous traversâmes la ville quasi déserte en nous arrêtant aux principaux édifices, avant d’arriver au temple de Mélamwa-Tootofon, leur dieu de la fertilité et du sexe. Il n’y avait pas à se tromper compte tenu de l’architecture et du décor de l’édifice. Un escalier monumental encadré de chaque côté par des statues d’hommes-chiens (c’est comme ça que nous les appelions entre nous) en rut avec des pénis exagérément surdimensionnés, menait à un portail dont la forme était sans équivoque; il s’agissait d’une immense vulve dont les deux lèvres n’étaient autre que deux immenses phallus arqués. L’intérieur était un vaste stade, de forme également ovale pour rappeler le sexe féminin. Un immense toit en verre était soutenu par des poutres en forme de bites en érection. Il y avait une immense place centrale, déserte pour l’instant, au bout de laquelle se trouvait une sorte de petite piscine dont la forme ne pouvait faire penser qu’à une jolie paire de roustons. Puis un escalier montait jusqu’à une sorte d’autel surplombé par une immense statue ithyphallique du dieu. C’est là, nous expliqua notre guide, que chaque année, autrefois, les jeunes mâles et les jeunes femelles qui avaient perdu leur pucelage dans l’année venaient à une cérémonie pendant laquelle chaque mâle s’accouplait avec la prêtresse et chaque ...
    femelle, si elle n’était pas déjà grosse, se plongeait dans un bain de sperme destiné aux plus belle promesses de descendance. C’est au centre de l’esplanade qu’aurait lieu notre accouplement. Les mâles attendant leur tour dans les gradins. Nous objectâmes qu’il y avait au moins vingt mille places et que nous ne pourrions pas satisfaire tout le monde. Mais il nous fut répondu que la situation démographique ne permettait déjà plus de remplir le stade et que, de toute façon nous étions libres d’arrêter et de reprendre à notre convenance jusqu’à ce que tout les mâles aient vidé leurs couilles, cela dut-il prendre plusieurs jours. Enfin, la première d’entre-nous à devenir grosse deviendrait grande prêtresse et, si nous avions l’honneur d’être la première de toute la planète, d’être même prêtresse suprême et être ainsi comblée de pouvoirs, de richesses et d’honneur.s Les anciens nous formeraient à notre rôle. — Ça m’irait bien, dit ma sœur, moi qui n’ai jamais cru ni en Dieu ni en Diable mais qu’au sexe, voila une profession et un culte qui en valent bien d’ autres ! Nous attendîmes donc l’heure fatidique où nous ferions la connaissance des jeunes mâles. La même scène aurait lieu au même moment dans des centaines de villes. Le soir même nous nous concertâmes. Que devions nous faire ? Accepter, refuser ? Car bien sûr, il n’était pas question de ne pas être solidaires. Nous pesâmes le pour et le contre. On nous avait enlevées quand même ! et nous ne tenions peut-être pas à devenir des ...
«1234»