1. La fin du début


    datte: 28/10/2018, Catégories: fh, dispute, Oral, pénétratio, fsodo, nostalgie, regrets, couple, Auteur: Clubescargot,

    Nous nous tenions face à face, assis chacun à un bout du canapé, de notre canapé. Gaby regardait fixement dans le vague, une expression indéchiffrable dans les yeux. J’essuyais machinalement les larmes qui roulaient sur mes joues. Je n’étais pas effondrée, non. J’étais à la fois soulagée que nous soyons tombés d’accord, et en même temps profondément triste que notre histoire s’arrête là. Nous nous étions aimés pour ainsi dire au premier regard, et puis tout était allé très vite : la présentation aux parents, les vacances, les projets de voyage et de famille, et l’emménagement dans un appartement idéalement situé entre nos deux lieux de travail, persuadés que nous étions faits l’un pour l’autre. Après un an de vie commune nous menions deux vies parallèles, ne partageant pas les mêmes goûts culinaires ni les mêmes activités, ne supportant pas nos amis respectifs, nous chamaillant sur le ménage et la façon de le faire, sans parler de l’éducation de nos hypothétiques enfants Nous n’avions trouvé presque aucun terrain d’entente, mais notre amour nous avait rendus aveugles et nous nous accrochions aux quelques moments de bonheur pour nier tout ce qui nous divisait. Jusqu’à ce qu’il faille nous rendre à l’évidence : nous n’étions pas heureux ensemble, et ça n’allait pas s’arranger. Le quotidien nous usait dans une guerre aussi stérile que celle du beurre contre l’huile d’olive, du savon contre le gel douche, du pain au chocolat contre la chocolatine. — Je peux te faire un câlin ...
    quand même? demandai-je.— Bien sûr que oui. Aussitôt nous nous retrouvâmes dans les bras l’un de l’autre, entrelaçant nos mains et nos guiboles. Nos corps se relâchèrent au contact rassurant d’une posture familière.« Sa chaleur, sa douce odeur, ses bras forts qui m’entourent, tout ça va me manquer » pensai-je. — C’est pas comme dans les films, hein ? soupira Gaby.— Non c’est pas aussi simple : dans les films, ils s’aiment ou ils se détestent, point barre. Mes doigts glissaient dans sa barbe, les siens sur ma cuisse. — J’ai encore envie de toi murmura-t-il.— Moi aussi Tu veux coucher avec ton ex ? Gaby grimaça. — Ne dis pas ça ! Je ne suis pas encore prêt.— On est d’accord qu’on se sépare ?— Affirmatif. On a pris la bonne décision. Nous échangeâmes un baiser mouillé tandis que nos mains se glissaient sous nos couches de vêtements, à la recherche de la peau de l’autre. — Je déteste ta robe ; j’ai envie de la foutre au feu.— Je sais, et je m’en tamponne le coquillard. Moi, je l’adore. Gaby s’agenouilla au-dessus de ma tête et immobilisa mes bras sous ses cuisses. Je calai un coussin sous ma tête et mes mains sur ses fesses pour accompagner son roulis tandis qu’il faisait l’amour à ma bouche. J’avais encore une larme collée à la joue. Son braquemard allait me manquer aussi. Assez large, difficile à sucer. Nous avions fini par adopter cette position où il parvenait à s’enfoncer plus loin dans ma gorge. Et ces bourses toutes douces qu’il tondait avec autant de soin que sa barbe Puis il ...
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