1. Une bande de potes au cinéma (1)


    datte: 07/11/2018, Catégories: Hétéro, Auteur: Sososasa,

    vous posiez votre regard dessus. Je déversais des litres de foutre dans ma chambre en pensant à lui, en isolant spécifiquement cette partie du corps, qui avait le pouvoir de hérisser chaque poil du mien, de me tourmenter jusque dans mes rêves les plus profonds Je rêvais de ses hanches fécondes, de sa peau douce comme la pêche, de promener ma langue à l’intérieur de ses cuisses dodues, j’étais fou-amoureux. Nous ne nous retrouvions pratiquement jamais seuls, elle et moi, et les rares fois où cela se passait, je perdais tous mes moyens, j’étais comme paralysé. Il faut dire que je n’avais même pas ne serait-ce qu’embrasser une fille avec la langue de toute ma vie, et plus le temps passait plus je stressais à cette idée. Je n’étais qu’un puceau et elle était une femme depuis des années, je crois même qu’elle avait déjà eu un copain, plus vieux, en dehors du lycée, ce qui faisait d’elle une fille « expérimentée » du lycée. Il me semblait néanmoins que Charlotte m’aimait bien, elle me regardait différemment depuis quelques temps. Je ne saurais pas trop expliquer pourquoi ni comment, peut-être parce que j’étais grand, le plus grand garçon de la classe : il paraît que les petites aiment les grands ; son regard était hypnotisant. Mais voilà Charlotte était la petite amie officielle de mon pote Seb, et je chassais toute idée d’un jour la conquérir, dès qu’elle me traversait l’esprit, c’est-à-dire l’écrasante majorité du temps. Charlotte menait la vie difficile à Sébastien, son ...
    caractère était celui d’un cochon, comme on dit grossièrement, et bien qu’il se vantât constamment de ses prouesses, il en avait régulièrement gros sur la patate. Ce jour, nous avions décidé d’aller à quatre ou cinq au cinéma, même si le temps ne s’y prédestinait pas, et une dispute éclata entre Charlotte et Sébastien, tandis que nous faisions la queue. Charlotte avait appris tout ce que Seb racontait dans la cour de récréations et se mit à crier après lui. -Alors comme ça tu me fais passer pour une salope, une pute, une cochonne !? Mytho va ! -Mais non chérie, pas du tout Bredouilla Seb comme il put, rouge de honte, ne sachant où se mettre. Nous étions tous embarrassés par la situation, en nous asseyant dans le cinéma. Charlotte qui l’ignorait à présent, ne se mit pas à côté de Sébastien, et vint atterrir, au bout de la rangée, dont je fermais l’extrémité, à côté de moi ! J’étais donc à sa droite, Laura et Emilie à sa gauche et Sébastien se retrouvait seul, penaud, à la gauche d’Emilie, subissant le silence soudain et s’enfonçant dans son fauteuil. Le film commençait et Charlotte croisait et décroisait ses jambes régulièrement, ne tenant pas en place. J’étais moi immobile, les mains sur les genoux, sentant son souffle tellement elle était proche de moi. Elle se positionna à un moment de sorte qu’elle tournait pratiquement le dos à Laura pour me faire face, et posa sa main sur la mienne. J’étais estomaqué, tétanisé, des frissons parcouraient mon corps de la plante de mes pieds ...