1. Bal masqué (13)


    datte: 10/11/2018, Catégories: Transexuels, Auteur: Mlle_Helened,

    27- L’arrivée de Fabien se fit le plus naturellement du monde. Certes, ce n’était pas comme si elle ne le connaissait pas. Mais il eut la délicatesse de ne pas s’imposer dans ce couple père-fille. Et comme sa mère l’avait dit, Fabien avait la tête sur les épaules malgré son look efféminé. Anaïs sentit son père presque revivre. La présence de son mari le rendait vraiment heureux. Le soir, elle les entendait faire l’amour. Les gémissements, bien qu’étouffés lui firent comprendre que la part féminine de Fabien allait jusque dans sa place dans le couple. Certes son père était gay, mais il gardait encore son rôle dominant. Et pour la première fis, Anaïs découvrit de nouvelles sensations au niveau de son intimité. Ce qui la rendit honteuse. — Tu ne t’es jamais habillé en fille ? osa demander Anaïs à Fabien. — Non, jamais. En fait, je n’en ressens pas le besoin. Je m’amuse plus à jouer sur mon côté androgyne. — On ne t’appelle jamais madame ou mademoiselle ? — Oh que si ! Et ce qui m’éclate c’est de voir leur tête quand je dis que je m’appelle Fabien ou Monsieur Lefort. Enfin Anglade maintenant. — Pourtant, il y a des dessous en dentelle dans le panier de linge sale qui ne sont pas à moi. — Oui c’est vrai. C’est la seule concession que je fais au monde féminin. Les sous-vêtements hommes sont moches et inconfortables. D’ailleurs, il y a quelques culottes que je te piquerai bien. Et si tu veux, je te prête les miennes. — Euh, non, ça ira. Merci, répondit vivement Anaïs, presque ...
    choquée par cette demande. Anaïs comprit que son père et désormais son beau-père rattrapait le temps où il ne se voyait pas, c’est-à-dire une semaine sur deux. Ils faisaient l’amour presque tous les soirs. Fabien se faisait de moins en moins discret. Aussi, accueillit-elle la semaine chez sa mère comme une détente. Elle y arriva le vendredi soir, comme d’habitude. Sa mère lui annonça qu’elle avait invité les parents de Sarah à déjeuner le dimanche midi. — Sarah sera là aussi ? — Non. Mais si tu veux, je peux l’inviter aussi. — Non, non. Elle est très bien chez elle. — Tu pourrais passer l’éponge non ? Elle n’y est pour rien puisque c’est moi qui lui ai demandé de sortir avec toi. Anaïs haussa les épaules. Joëlle passa outre l’avis de sa fille et Sarah accompagna ses parents. Anaïs la toisa d’un regard noir. Et le fait qu’elles soient côte à côte à table n’arrangea pas les choses. — On va prendre l’air ? proposai-je à Anaïs. — Vas-y sans moi, répliqua-t-elle sèchement. — En fait, ça nous arrangerait que vous alliez voir ailleurs si on y est, dit Joëlle, un étrange sourire au coin des lèvres. Anaïs se leva, dégoûtée. Dégoûtée de devoir passer du temps en tête à tête avec ce travelo de Sarah. Dégoûtée d’avoir été mise à la porte pour que sa mère et son beau-père s’envoient en l’air avec ce couple qu’elle ne connaissait pas. Nous marchâmes en silence. Seul le claquement de mes talons fins résonnait à nos oreilles. — Je suis désolée si je t’ai blessée, dis-je. Je n’aurai pas dû ...
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