1. L'Azur


    datte: 13/11/2018, Catégories: fh, Collègues / Travail, bateau, amour, exercice, Auteur: Lazizanie,

    L’Azur avait quitté le port de Marseille à midi tapant. Il longeait à présent un gigantesque pétrolier de 400 mètres de long. Le navire était vide. Le pont supérieur de l’Azur n’atteignait pas la ligne de flottaison du tanker. Les passagers, accoudés au bastingage, commentaient les dimensions incroyables du navire à quai. La veille j’avais quitté Le Tréport. En train. Puis gare de Lyon, je montais à bord duPhocéen (époque où les trains de nuit avaient des noms évocateurs). 22 h 30, confortablement installé dans mon wagon-lit « T2 », je savourais le moment. Le train partit doucement. Quelques grincements d’aiguillages plus tard, je me rendis au wagon-bar. Boire une bière, manger un sandwich. Et surtout voir si un collègue des Bureaux de Tourisme de la SNCF se trouvait lui aussi à bord. Et avait eu la même idée. Las, point de tête connue. « Toc-toc », l’accompagnateur des wagons-lits apporte le petit déjeuner. Chouette les voyages en wagons-lits dans les années quatre-vingts. Toilette rapide. Arrivée en gare Saint-Charles. Les passagers descendent. Finalement, il y a des têtes connues. Gisèle de la gare de Lyon, Jacques de la gare de l’Est. Et quelques autres. Jean-Claude de Lille, Xavier d’Avignon, Claude, notre animateur des ventes. Une galerie de personnages dignes d’un roman de Françoise Sagan. Jacques, déjà sur le quai, pestait sur l’absence de porteurs dans cette gare. Il faut dire qu’il avait pris une malle. Une croisière, alors, il allait faire preuve de son élégance ...
    efféminée tous les soirs. Finalement, quelques âmes charitables vinrent à son secours. Je joignis mes efforts aux leurs. Taxi jusqu’à la gare maritime. Là tout de même, des porteurs aux petits soins pour les passagers de l’Azur. Nous sommes tout de même à la Compagnie Paquet ! Embarquement et pot d’accueil du commandant. Beau dans son uniforme blanc immaculé. Gisèle me confie son admiration pour l’homme. Et l’uniforme. On prend ses quartiers, enfile une tenue décontractée, pantalon pastel et polo de chez Lacoste pour les garçons, robe aérienne ou légère pour les filles. Jean-Claude le Lillois, se fait remarquer avec un beau pantalon de survêtement aux trois bandes, assorti à un tee-shirt publicitaire « SNCF Marchandises ». L’animateur, Claude, lui fait remarquer son manque d’élégance vertement. Un bel itinéraire nous attend. Capri, Le Pirée, Izmir, Haïfa et Port-Saïd. Retour en avion depuis Le Caire. En mer, des activités pseudo-sportives. Réveil musculaire, squash, ball-trap, des jeux-apéro. Et le bar bien sûr. Déjeuner et dîner au deuxième service. Le personnel de salle n’invite pas les croisiéristes du second à quitter le restaurant. Alors que ceux du premier service doivent céder la place. Faut le savoir ! Ah, les soirées à bord. Leur réputation n’est plus à faire. On peut penser à un spot publicitaire pour une marque de douceurs au chocolat ! Ma chère, les soirées de l’ambassadeur. Spectacle digne d’un cabaret parisien. Show du magicien. Orchestre de grande qualité. C’est ...
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