1. Le tourment


    datte: 18/11/2018, Catégories: fh, hplusag, extracon, Collègues / Travail, poilu(e)s, vengeance, dispute, Oral, Oral, 69, pénétratio, hdanus, mélo, Auteur: Charline88,

    Les derniers jours de juin étaient chargés d’humidité. Il avait plu depuis une bonne semaine et la chaleur moite de ce petit dimanche matin avait quelque chose de brumeux. Depuis plus d’une heure, Claude vaquait aux tâches domestiques. Puis les cloches de l’église se firent entendre distinctement, appelant les fidèles à la messe dominicale. Les fidèles ? Une poignée d’irréductibles qui tenait bon et allait de paroisse en paroisse. Les curés ou abbés devenant rares dans les campagnes, le même devait officier dans six ou sept églises par roulements, selon un plan bien établi par le diocèse. Le son de cet appel à la prière semblait si proche que cela ne pouvait signifier qu’une chose : il allait faire beau. Michel dormait encore ; le jour du Seigneur restait pour lui un moment paisible, de relaxation. Mais Claude, elle, avait une idée bien arrêtée sous sa superbe chevelure brune. Elle revint dans la chambre sans bruit pour y récupérer un polo à longues manches de son mari. Elle ressortit sans que le corps allongé n’ait seulement tressailli. Le sommeil du juste, après un début de nuit plutôt agréable. Claude eut une pensée autant pour la soirée que pour les tendres effusions qu’ils avaient échangées, partagées avec bonheur. Sur la table de la cuisine, près du bol vide qui attendait la levée du corps, elle posa un morceau de papier griffonné à la hâte ; sur celui-ci étaient notés ces mots : « Je suis partie faire un tour ; je rentre pour le déjeuner. » En jean et polo, elle se ...
    chaussa d’une paire de souliers bien solides. Là où elle se rendait, ils ne seraient pas de trop. En traversant le garage, elle s’empara d’un panier en osier et jeta sonOpinel fermé au fond de celui-ci. Il serait utile si d’aventure Voilà, c’était parti pour quelques heures de solitude. Il y eut tout d’abord le lac à longer pour ensuite se faufiler sur un sentier qui partait vers les pentes forestières. Elle savait exactement où aller, et chaque nouveau carrefour ne l’inquiétait nullement. Ses pas alertes la menaient tout droit là où son esprit lui dictait de se rendre. Au-dessus de sa tête, les bras multiples des sapins zébraient le ciel de leurs nuances de verts sombres. Mais ce que Claude cherchait ne serait jamais en l’air et ses yeux se perdaient sur un sol à l’humus épais. Elle souriait, heureuse de cette promenade insolite. Un court instant, elle revit les tendres gestes nocturnes de son Michel. Dormait-il encore ou bien s’était-il levé ? De toute façon, il saurait bien comprendre qu’elle avait besoin de se dégourdir les jambes. Au creux de ses reins, en mémoire et tellement présentes, leurs frasques amoureuses se rappelaient à son souvenir. Quand avait-il dérivé ? Et cette fessée qu’elle avait reçue, quand l’avait-il décidée ? C’était de toute évidence prémédité, et elle avait – comme d’habitude – aimé cela. En fait d’habitude, ça n’arrivait qu’une fois ou deux par an, mais elle en adorait le principe. Et alors qu’elle s’y attendait le moins, ses mains lui avaient ...
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